Plateau du Russey. Jérôme Durain visite la future maison de santé de Bonnétage

En déplacement à Bonnétage, le président de la région Bourgogne-Franche-Comté a visité les locaux de la future maison de santé de Bonnétage. Ce projet réunit trois médecins, quatre infirmières, un pharmacien, une kinésithérapeute, une ergothérapeute et des étudiants en santé. Des permanences d’urologie, chirurgie orthopédique et gynécologie devraient également être déployées.

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Jérôme Durain a visité les locaux de la future maison de santé à Bonnétage ©CT

Le Plateau du Russey est le dernier territoire du pays horloger à ne pas avoir de maison de santé. La chose devrait bientôt être réglée car un projet est actuellement en cours à Bonnétage. Le président de la région Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain, est d’ailleurs venu visiter les locaux le mercredi 3 juin. À l’origine du projet, une ergothérapeute et une kinésithérapeute, déjà présentes sur la commune, qui ont interpellé la mairie. La commune de Bonnétage dispose de deux médecins traitants de 60 ans. « Ils sont plus sur leur fin de carrière. Avec ce projet de maison de santé, on souhaitait anticiper pour ne pas se retrouver sans médecin du jour au lendemain », précise la maire, Valérie Pagnot. Pour l’instant, la commune porte le projet, mais il n’est pas exclu que cela devienne un projet intercommunautaire. « On est une petite communauté de communes. Si on n’a pas le soutien de l’État, la Région et le Département, on ne fait plus rien pendant deux mandats. C’est un des projets les plus importants, qui permettrait de rassurer la population », poursuit Valérie Pagnot.

Un projet qui réunit une dizaine de professionnels de santé

Pour travailler sur cette maison de santé, la maire a souhaité se pencher en premier lieu sur le projet de santé, avant de se lancer dans la partie bâtimentaire. « On ne voulait pas de coquille vide alors pour cela on a demandé un engagement clair et définitif. On a travaillé par réseau, et notamment sur le vivier local, afin d’avoir un noyau dur », détaille la maire. Concrètement, des réunions ont été organisées avec tous les étudiants en santé du secteur, puis avec l’ensemble des professionnels de santé, puis enfin avec les médecins en exercice. « Dès qu’on a eu l’aval de deux médecins, on s’est dit “on y va” », sourit Marie Nézet, directrice de la CPTS du Pays Horloger.

Finalement trois médecins devraient rejoindre la structure, ainsi que quatre infirmières, des assistantes médicales, une kinésithérapeute, une ergothérapeute, un pharmacien ainsi que des étudiants en santé. Des permanences en urologie, chirurgie orthopédique et gynécologie devraient également être mises en place. « Il y a un travail à faire sur les mobilités, alors on essaie de faire venir les médecins sur le territoire », poursuit Marie Nézet.

Un projet de santé signé d’ici fin 2026

Saint-Hippolyte, Morteau, Maîche sont déjà labellisées. Bonnétage vise aussi la labellisation. « Je travaille aussi avec une autre commune du Val de Morteau. Ça changerait toute la dynamique », explique la directrice de la CPTS. Le projet de santé de Bonnétage devrait être rédigé d’ici fin 2026. « Ensuite, on recrutera un architecte en 2027 et j’espère que le bâtiment sera prêt en 2028-2029 », souligne Valérie Pagnot. Pour obtenir la labellisation de l’ARS, cela nécessite un projet cadré avec notamment des horaires permettant un accès aux soins, l’organisation de deux actions de santé publique par an. « On échange avec les professionnels de santé pour définir leurs besoins individuels et collectifs. Ensuite, on va regarder ce qui les anime en thématique de soins, puis on va déterminer leurs besoins immobiliers. On ne sait pas encore le nombre de locaux qui composeront la maison médicale. L’objectif d’une maison de santé, c’est comment améliorer l’accès aux soins de la population et comment concilier vie professionnelle et vie personnelle », reprend Marie Nézet.

La commune de Bonnétage regarde également pour créer des logements dans une partie du bâtiment. Elle aimerait en réaliser au minimum trois. Cela permettrait d’accueillir des étudiants en santé ou encore des professionnels en remplacement.