Dénatalité. Il y a urgence à agir
L’union nationale des associations familiales propose un plan d’action concret. Depuis 2014, malgré un désir d’enfant toujours fort, la France connaît une chute continue de sa fécondité. L’indice de fécondité est ainsi passé de 2 enfants par femme à 1,60. L’UNAF souligne que le désir d’enfant reste élevé en France (2,27 enfants en moyenne – enquête Unaf/Vérian 2024).
Comme il n’y a pas de corrélation entre chute de la fécondité et désir d’enfant, l’UNAF préconise de lever les freins pour permettre aux familles d’accueillir autant d’enfants qu’elles le souhaitent.
Essentiellement des freins matériels
C’est ce qui ressort de l’enquête de l’Observatoire des familles de 2023. Les freins matériels expliquent le décalage entre le désir d’enfant et la réalité. En 2012, 9% des parents déclaraient avoir eu leur premier enfant plus tard que souhaité. Cette proportion atteignait 21% en 2023. Pour les parents ou futurs parents interrogés, trois conditions sont jugées importantes sinon indispensables : être dans une relation de couple stable, avoir un logement adapté pour accueillir un ou des enfants et avoir un revenu suffisant. Pour les couples sans enfant, la question financière est essentielle.
Les autres freins pour agrandir la famille sont également clairement identifiés : le manque de confiance dans l’avenir et le coût financier de l’arrivée d’un nouvel enfant.
Une société plus accueillante pour les enfants et leurs parents
L’UNAF entend agir à tous les niveaux et mobiliser tous les acteurs concourant à la qualité de vie des familles. L’association familiale souhaite intégrer « la réalisation du désir d’enfant » dans les objectifs de la politique familiale française. La politique familiale doit agir sur les besoins identifiés par les parents : avoir plus de temps à consacrer aux enfants, recevoir des soutiens financiers et des services pour alléger le coût de la charge d’enfant et faciliter la vie au quotidien.
Des mesures concrètes
L’UNAF souhaite promouvoir le congé de naissance, améliorer la relation vie familiale/vie professionnelle, mettre en place de façon effective un service public de la petite enfance et réduire le coût de l’accueil pour les parents. L’association préconise également une amélioration de l’allocation de base de la Paje pour le premier enfant et une meilleure prise en compte de la charge d’enfants dans la fiscalité. Enfin, l’association nationale souhaite faciliter l’accès au logement pour les familles, notamment au travers d’un « Prêt à Taux Zéro Famille » ou la réactivation des APL accession.
L’UNAF « appelle à une démarche programmée de réinvestissement dans la politique familiale, afin de redonner confiance aux familles et leur permettre de concrétiser leurs projets parentaux ». L’UDAF 25 présidée par Karima Rochdi, s’intègre dans la démarche en suscitant des actions locales auprès des collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs de la famille et la petite enfance.






























