
Rachid Bekhaled, réalisateur originaire de Planoise, est déjà connu pour la réalisation de nombreux courts-métrages. Avec « Juste à temps », il porte un projet plus ambitieux. « Une fois que la post-production sera terminée d’ici fin juillet, notre ambition est de présenter le film au festival du film francophone d’Angoulême, voire d’être sélectionné au prochain Festival de Cannes dans la catégorie Premier regard », confie l’intéressé.
Si l’horlogerie cassait les codes
Un regard, une attention…la bonne décision au bon moment ? L’existence pourtant toute tracée peut changer. C’est le pitch de ce film entre prévention de la délinquance et pédagogie intelligente. En racontant l’histoire de trois personnages planoisiens, Rachid Bekhaled confronte les spectateurs aux conséquences de leurs choix. Le personnage principal, marqué par l’hyper-violence et la consommation de protoxyde d’azote, va trouver la rédemption dans le complexe « tic-tac » des mouvements de montres. L’espoir existe, parfois là où on ne l’attend pas.
Le protoxyde d’azote en arrière-plan
Sujet de santé publique important, la consommation de protoxyde d’azote est évoquée dans le film comme une drogue qui détruit en faisant rire, entraînant des lésions neurologiques définitives. Rachid Bekhaled s’en souvient « j’ai perdu un proche du fait de la consommation de protoxyde d’azote ». Les dernières images du film montrent un accident de voiture pour sensibiliser le public sur un danger sanitaire très grave.
Une place pour Planoise et à la coopération franco-suisse
Le film a bénéficié d’une aide financière INTERREG. Il montre que le tic-tac d’une montre ou l’éternité du temps et la rotation de la terre du pendule de Foucault (sorte de fil rouge du film) sont des éléments d’alternance entre les difficultés du quotidien d’un décor urbain violent et les espaces apaisés du lac de Neuchâtel, un lien pour sortir des pré-dispositions d’une partie de la jeunesse qui veut avoir de l’espoir.
Billet d’humeur : Juste à temps, sur les traces de Compostelle ? À certains égards, le film de Rachid Bekhaled n’est pas sans rappeler « Compostelle ». D’un univers de violence, il suffit parfois d’un regard différent pour transformer une vie et donner de la fierté à ceux qui ont trop souvent été humiliés. Pour autant, le choix de vie appartient à celui qui veut effectivement en changer. Le film met l’accent sur la responsabilité individuelle.































