Besançon. Graveuse sur pierre, un savoir faire ancestral devenu rare

Dans les cimetières mais pas que, Aymée Vanhée redonne vie aux lettres taillées dans la pierre. À 26 ans, elle lance sa microentreprise à Besançon.

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© Hippolyte Sanseigne

Dans les cimetières mais pas que, Aymée Vanhée redonne vie aux lettres taillées dans la pierre. Installée à Besançon depuis deux ans, la jeune artisane de 26 ans a créé « Papier 2 Pierre ». Originaire de Picardie, elle suit quatre années d’études de graphisme avant de découvrir, au fil de ses recherches, l’univers de la gravure sur pierre. Une révélation. Pour financer son projet, elle travaille deux ans en intérim dans l’industrie afin d’acheter son matériel. Aujourd’hui, elle consacre son temps à perfectionner son geste. « Je passe au minimum sept heures par jour à travailler la gravure et le dessin de lettres, même lorsque je n’ai pas de commande », confie-t-elle.

Un lieu de travail atypique

Son lieu de travail, ce sont les cimetières. Elle intervient directement sur les monuments funéraires pour réaliser des inscriptions, restaurer des lettres effacées ou encore appliquer une dorure. « Quand on grave une pierre, on ne fait pas face à la mort. On est concentré sur notre travail. Bien sûr, on pense parfois à la personne, d’autant que les familles nous en parlent souvent, mais ce n’est pas quelque chose qui me pèse. » Cependant, Aymée Vanhée est « ouverte à tous les styles de gravure. »

Si la majorité des graveurs travaillent en sous-traitance pour les pompes funèbres, elle souhaite développer une clientèle de particuliers. « Cela permet une rémunération plus juste pour l’artisan, tout en proposant aux clients un tarif souvent inférieur ou équivalent. » La jeune artisane est bien décidée à faire vivre ce savoir-faire manuel et à démontrer qu’il peut encore trouver sa place dans un monde dominé par les industriels.

Contact : papierdepierre@proton.me