Grand Besançon. Le festival Ebulli’son, un « totem » à préserver

Avec une réorganisation du site, quelques changements et une programmation pétillante, la 8e édition du festival Ebulli'son poursuit sur sa lancée. Le festival désormais implanté dans le paysage franc-comtois attend 8000 spectateurs les 28 et 29 août à Montfaucon.

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La 8e édition se déroule les 28 et 29 août à Montfaucon

Il règne une ambiance calme et paisible sur les hauteurs de Montfaucon en ce début d’été. Sous un ciel bleu accompagné d’un soleil rayonnant, la rue de la Comtesse Henriette voit défiler les promeneurs, écoliers et militants associatifs. Dans un mois et demi pourtant, c’est ici que 4 000 festivaliers se réuniront chaque soir devant les deux scènes du festival Ebulli’son pour une 8e édition.

Avant même le coup d’envoi de cette édition 2026, prévue les 28 et 29 août, les organisateurs ont déjà dû s’adapter à certains changements : l’équipe municipale a été renouvelée, la salle des fêtes habituellement transformée en base arrière logistique est actuellement en travaux et la santé financière des festivals indépendants en France est plus que jamais remise en question. Rien ne semble pourtant perturber le fondateur de cette « belle histoire de famille » comme aime à le rappeler Cyprien Roze. « Ebulli’son est un peu devenu le totem des habitants de Montfaucon mais aussi celui des centaines de bénévoles investis chaque année. Chacun a sa vie perso et pourtant, ce week-end est constamment coché dans leur agenda. Tant que l’on conserve cet esprit, on y arrivera. Quand j’ai appris la fin du Festival de la Paille, la première chose à laquelle j’ai pensé, c’est la santé mentale de toutes ces petites mains qui, j’en suis sûr, vont rebondir. On ne sait pas où sera Ebulli’son dans 25 ans mais j’ai bon espoir d’un renouvellement générationnel. Moi, je donnerai un coup de main pour faire des frites (rires) ».

Une énergie et un écosystème à préserver notamment en maîtrisant son développement avec 8 000 personnes sur un week-end. « Au-delà, on serait instable et ce stress-là, je n’en veux pas ni pour nous ni pour nos festivaliers. J’ai parfois du mal à comprendre les sommes à dépenser pour certains artistes. Sans nous ou La Paille, ces groupes ne tourneront plus. Donc on cherche autrement. Et quand tu arrives à dénicher Dynamik Shakers ou The Odds, c’est encore plus gratifiant. Il y a quelques années, on a fait Trinix comme ça ».

Réorganisation et programmation éclectique 

Évoqué il y a quelques mois, le changement de scènes est confirmé : en arrivant sur le site du festival, les spectateurs seront face à la petite scène, quand la Grande Scène se trouvera sur la droite. Un « village » de bars et restaurations est prévu entre les deux espaces « dans le sens des flux, pour faciliter l’accès aux stands », précise Cyprien Roze. Un espace VIP est également prévu face à la Grande Scène.

L’élément le plus difficile à remplir cette année aura peut-être été du côté de la programmation, concède le président d’Ebulli’son. « C’est un challenge de remettre une tête d’affiche qui mette tout le monde d’accord comme Kyo ou Superbus. On a davantage misé sur un gros nom par style musical. Nous sommes désormais trois pour la programmation avec Sylvain Lambert et l’arrivée de Rose Eme, ça aide ». Résultat, la 8e édition du festival Ebulli’son accueille Lilly Wood and the Prick, les Négresses Vertes, Taïro, Synapson, Carbonne ou encore Heroïnes. Du beau monde, sans oublier « la madeleine de Proust » d’Ebulli’son : DJN2B, membre de l’équipe chargé de monter les scènes du festival avant de mixer pour clôturer la première soirée.