Près de trois ans après le lancement du chantier, la Ville de Valdahon a inauguré, ce jeudi 25 juin, les nouveaux aménagements de son centre-bourg. Un chantier engagé dans le cadre du programme Petites Villes de Demain, destiné à transformer durablement le cœur de la commune. Après plusieurs années d’études, de concertation et de travaux, la municipalité met en avant un centre-ville plus sécurisé et plus végétalisé.
Une Grande Rue repensée pour sécuriser la circulation
Signée en 2021, la convention du programme Petites Villes de Demain a marqué le lancement d’un projet dont les travaux ont véritablement débuté en 2023. Jeudi, élus, partenaires institutionnels, entreprises et habitants se sont réunis place de Gaulle pour inaugurer officiellement ces nouveaux aménagements. Le chantier a profondément transformé la Grande Rue et plusieurs axes importants de la commune. Élargissement des trottoirs, création de plateaux ralentisseurs, création d’un carrefour, développement des zones limitées à 30 km/h, nouveaux passages piétons ou encore feux à récompense ont été mis en place.
« Il y a 50 % du trafic qui ne fait que passer, donc l’objectif, c’était d’apaiser la vitesse et sécuriser les piétons pour un cadre de vie plus agréable », souligne Sylvie Le Hir, maire de Valdahon. La municipalité affirme également avoir constaté l’ampleur des excès de vitesse quand elle a installé un radar de chantier lors des travaux : « Nous avions des usagers qui passaient à toute vitesse. » Les aménagements réalisés visent également à favoriser le partage de l’espace public entre automobilistes, cyclistes et piétons, tout en améliorant l’accessibilité des différents secteurs du centre-ville. La commune souhaite ainsi encourager les déplacements à pied et les mobilités douces.
Un centre-ville végétalisé
Au-delà des aménagements routiers, la commune a souhaité renforcer la présence de végétaux au cœur de la ville. Plus d’une centaine d’arbres ont ainsi été plantés sur différents secteurs afin d’apporter davantage d’ombre, de fraîcheur et de biodiversité. « Je rêvais d’une RD 461 et d’une RD 50 plantées d’arbres, mais nous n’avons pas pu le faire partout à cause des réseaux souterrains. Nous l’avons réalisé là où c’était possible. C’est encore un travail d’avenir », explique Sylvie Le Hir.
Au lancement du projet, le budget prévisionnel était d’environ 3 millions d’euros. Au final, le coût global de l’opération atteint les 4,56 millions d’euros. C’est un projet qui a évolué : « On s’est dit qu’il fallait aller plus loin. On a rajouté des aménagements pour la végétalisation et aussi d’autres dispositifs de sécurité », précise la maire. Dans cette enveloppe, plus de 2 millions ont été financés par l’État, la Région Bourgogne-Franche-Comté, le Département du Doubs et les différents partenaires du projet.


































