À partir du 28 février, un diagnostic archéologique de la place commença. À la mi-mars, les travaux de la place du Jura (nom historique de la place) débutèrent vraiment. Pour compenser la diminution du nombre de places de stationnement, des places sont proposées sur l’avenue de la Gare d’Eau.

De nouveau disponible d’ici la fin de l’année

« C’est un projet qui a été travaillé de longue date, puisque c’est quand même un projet important pour la ville. Il y a eu deux phases de travaux jusqu’à présent. Les travaux opérationnels ont commencé le 14 mars. Il y a déjà des travaux qui ont été faits dans le cadre des réseaux. L’objectif, c’est qu’elle soit à nouveau disponible d’ici la fin de l’année », souligne Aurélien Laroppe avant de préciser les raisons de ces travaux : « Sur les espaces publics, on a fait le constat qu’il y avait des espaces à réhabiliter parce qu’ils étaient en mauvais état. Et en l’occurrence, la place du Jura en faisait partie. À partir de ce constat, on s’est dit qu’il fallait effectivement retravailler sur la place parce qu’elle était clairement en mauvais état ».

« Plus on a de rotations, plus on arrive à garer des personnes différentes. Le temps moyen sur les commerces qui sont aux alentours de la place, il n’est jamais plus de 1h30 », Aurélien Laroppe.

D’un parking à une place

L’élu poursuit en expliquant que l’idée sera de désimperméabiliser les sols et de transformer l’utilisation de la place : « L’idée initialement, c’est de faire en sorte que la place soit un peu plus utilisable par les usagers aux alentours et que les personnes puissent profiter de cette place sans que ce soit un lieu de parking.

Un enrobé en béton, ça restitue énormément de chaleur l’été. Là, on part sur une surface qui va être désimperméabilisée donc en tout venant sur une surface qui sera plutôt claire. C’est ce qui nous permet en terme de température, l’été, de lutter contre les îlots de chaleur, et de faire en sorte qu’il fasse nettement moins chaud sur ce genre de lieux », détaille l’élu. Un impact financier devrait exister également, puisque avec les revêtements en béton, l’eau de pluie termine sa course dans les stations d’épuration. Aurélien Laroppe explique que « le coût à la station d’épuration, c’est 3€ le m3 à peu près ». Ainsi, la pluie pourra pénétrer dans le sol – ce qui représente un apport plus global pour l’environnement.

 

À l’avenir, la place du Jura aura un visage bien différent. © Ville de Besançon. © Grand Besançon Métropole.

Moins de places sur la place

À l’avenir, la place du Jura aura un visage bien différent. Aurélien Laroppe décrit les objectifs poursuivis pour cette place : « On a retracé des places avenue de la Gare d’Eau. Des places ont été mises en substitut pendant les travaux et seront maintenues à la suite des travaux justement pour proposer des places alternatives suite à la diminution du nombre de places sur la place.

L’objectif, c’est que les commerçants aient toujours la capacité de vendre et d’avoir un chiffre d’affaires qui soit important. On va reréglementer la zone qui à l’heure actuelle est sur une zone de 3h00. Ce qui fait qu’il y avait des voitures qui mobilisaient, en quelque sorte, certaines places de parking. L’objectif, nous, ce qu’on veut, c’est de la rotation. Si vous venez boire un verre pendant 1h30, votre voiture, vous allez la laisser 1h30. L’objectif, à travers cette contrainte, c’est de passer la réglementation de 3h00 à 1h30. Au-dessus de 1h30, vous devrez vous stationner ailleurs ». Ainsi, l’objectif sera d’augmenter la rotation des véhicules pour que les places de la place soient des places de courte durée. Pour des stationnements plus longs, il sera possible de se garer au faubourg Tarragnoz ou à Chamars.

« Plus on a de rotations, plus on arrive à garer des personnes différentes. Le temps moyen sur les commerces qui sont aux alentours de la place, il n’est jamais plus de 1h30 », conclut Aurélien Laroppe.

Un projet qui coûtera un peu moins de 500 000€, dont plus de la moitié subventionnée.