Besançon. Les espaces végétalisés de Saint Jacques – Arsenal ouverts au public

Le 19 juin, Ludovic Fagaut, Maire de Besançon et Président de Grand Besançon Métropole inaugurait ces espaces publics végétalisés, première traduction concrète de l’évolution du futur quartier Saint Jacques – Arsenal.

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La coupure de ruban traditionnelle aux inaugurations intégrait Nathalie Valleix, Secrétaire générale de la préfecture du Doubs, Chantal Guyen représentant Christine Bouquin, les parlementaires Dominique Voynet, Annick Jacquemet, Jacques Grosperrin, Jérôme Durain, Président de la région Bourgogne Franche-Comté et aussi Ludovic Fagaut, Maire de Besançon et Président de GBM accompagné de l'ancienne équipe municipale avec Anne Vignot et Aurélien Laroppe ©YQ

« Greffer le patrimoine historique à la ville de demain »

C’est dans ces termes que Ludovic Fagaut a présenté les deux espaces verts publics contigus, reliant le bâtiment historique de l’hôpital Saint Jacques construit au XVIIe siècle et la Grande Bibliothèque universitaire et communautaire, cœur de la culture d’hier et de demain.

Le projet urbain Saint Jacques – Arsenal, c’est 7 hectares dont 3ha d’espaces publics. Un projet porté par la Ville de Besançon, Grand Besançon Métropole, Territoire 25 et l’Université Marie & Louis Pasteur. Après de nombreuses péripéties administratives, juridiques, environnementales et financières, le nouveau quartier abritera, outre la grande bibliothèque, logements privés et logements étudiants, commerces, espaces publics, un pôle tourisme identifié par un complexe hôteliers de haut niveau. « Le projet Saint Jacques est l’emblème de l’entrée de ville de Besançon, le point de départ de son avenir » a souligné Ludovic Fagaut. L’ancienne maire de Besançon, Anne Vignot, qui a porté ce projet pendant 6 ans était présente.

Des milieux naturels pour des ambiances et des usages publics

Le Jardin René Dumont

Le jardin était historiquement lié à la construction de l’hôpital. Jardin d’agrément pour les patients, jardin potager aussi, il s’était réduit au fil des siècles à un seul carré planté. Les concepteurs de l’agence TER lui ont trouvé une nouvelle identité compatible avec les enjeux patrimoniaux et les contraintes du changement climatique. La végétation y sera luxuriante, alimentée par le ruissellement des eaux de pluie. Élément structurant du jardin René Dumont, une prairie libre de 5 500 m² de surface de pleine terre donne à la place son caractère de parc public. Une aire de jeux tout en bois, incluant éléments d’équilibres ou tyrolienne augmente son caractère de lieu public apaisant, liant les différentes constructions nouvelles et anciennes.

La Cour Paulette Guinchard

Cour intérieure végétalisée de l’hôpital Saint-Jacques à Besançon
Saint Jacques continue de veiller sur le patrimoine exceptionnel de l’ancien hôpital Saint Jacques…une façon de garantir l’histoire de Besançon ©YQ

L’architecture en U de l’ancien hôpital est une marque de reconnaissance historique indélébile. Le jardin accompagne l’architecture en conservant les glycines et les arbres centenaires qui en font son identité. La Cour d’honneur retrouve son caractère unique avec cette couverture végétale dans la continuité des arcades. Le caractère historique de la Cour est assuré par la statue de Saint Jacques trônant dans l’un de ses angles.

La Cour d’honneur redeviendra un havre de paix, détachée de l’agitation urbaine du pôle Chamars-Esplanade, un jardin à taille humaine protégé du soleil et de la pluie par les arcades périphériques.

Un coût de 3,3 millions d’euros

Le jardin René Dumont s’étend sur 7 000 m², la Cour Paulette Guinchard sur 1 500 m². Ces deux espaces végétalisés ont nécessité l’abattage de 10 arbres. 30 arbres ont été préservés et une cinquantaine d’arbres ont été plantés plus 8 700 arbustes et plantes vivaces.

Les deux tiers du budget sont assurés par l’Union Européenne (FEDER) et la Région Bourgogne Franche-Comté. La Ville de Besançon finance 20% du budget et le département du Doubs 12%. L’État et l’Agence de l’Eau ont contribué à hauteur de 2% chacun.

Ces travaux s’inscrivent dans le contexte budgétaire plus large de réalisation d’espaces publics au sein du projet urbain Saint Jacques – Arsenal prévu pour un montant total de plus de 10 millions d’euros.

Yves Quemeneur