Vous venez de remporter votre deuxième victoire en Coupe du monde U23. Quel souvenir gardez-vous de ce week-end aux Pays-Bas ?
C’était trop bien ! C’était une grosse journée avec beaucoup de tours à enchaîner et des conditions pas faciles, il y avait pas mal de vent. J’avais fait le choix de partir tout à l’extérieur, sur la grille numéro 8, parce que c’est une première ligne qui me correspond plutôt bien. J’ai réussi à arriver en finale et à tout assembler au bon moment. J’étais deuxième quasiment toute la course, puis Joshua Jolly a chuté et j’ai pu passer premier. C’est ma deuxième victoire en Coupe du monde après celle remportée l’an dernier en Argentine, donc forcément ça fait vraiment plaisir. »
Le lendemain, vous manquez la finale de peu. Êtes-vous malgré tout satisfait ?
Oui, bien sûr. C’est difficile de ne pas être satisfait après une victoire. J’ai quand même un petit goût amer parce que je rate la finale du dimanche d’une seule place. Physiquement et mentalement, ce n’était pas simple de se remobiliser après une telle émotion. Mais j’ai réussi à conserver ma troisième place au classement général de la Coupe du monde, donc l’objectif est rempli. Et surtout, cette victoire me permet de valider officiellement ma sélection en équipe de France U23 pour les championnats du monde à Brisbane, en Australie. Je suis vraiment très heureux.
Comment jugez-vous votre saison jusqu’à présent ?
Mon objectif principal, ce sont vraiment les Coupes du monde, donc pour l’instant c’est une bonne saison. À côté de ça, j’ai fait le choix de rouler en Élite sur les Coupes de France et les Coupes d’Europe pour prendre de l’expérience avant mon passage définitif dans cette catégorie l’année prochaine. Les débuts ont été un peu compliqués, j’ai mis du temps à trouver le rythme. Malgré tout, j’ai quand même réussi à faire deux podiums en Coupe de France Élite. Je suis satisfait, même si je manque encore un peu de régularité.
Comment êtes-vous arrivé au BMX Besançon ?
J’ai grandi à Roanne, dans la Loire, où j’ai découvert le BMX. J’ai rejoint le club de Besançon en 2020, puis je me suis installé ici en 2022. Besançon m’a permis de passer un cap. J’ai accès à mon entraîneur Thomas Barroca, aux infrastructures et au groupe d’entraînement. C’était vraiment le meilleur choix pour continuer à progresser.
Qu’est-ce qui fait la force du BMX Besançon aujourd’hui ?
La première chose, et la plus importante, c’est que tous les pilotes vivent et s’entraînent au même endroit. Cette émulation, on la retrouve presque nulle part ailleurs. On se voit tous les jours, on s’entend très bien et on se tire tous vers le haut. Quand je suis arrivé, à 18 ans, je me suis retrouvé à m’entraîner avec Jérémie Rencurel, qui avait participé aux Jeux olympiques et qui fait partie des meilleurs pilotes du monde. Forcément, ça fait progresser. En plus, le club évolue sans cesse. Il y a une belle piste, un staff toujours présent et tout est fait pour nous mettre dans les meilleures conditions. Ce n’est pas un hasard si Besançon est devenu le meilleur club de France depuis quatre ans.
Les championnats de France auront lieu à Besançon du 3 au 5 juillet. Courir à domicile, c’est un avantage ?
Oui, forcément. On connaît la piste par cœur puisqu’on s’y entraîne tous les jours. Il y a des automatismes et des petits détails qu’on maîtrise. Après, le niveau est tellement élevé que ça ne fera pas tout. Le vrai plus, c’est d’avoir la famille, les amis, les bénévoles du club et les supporters derrière nous. Tout le monde a déjà pris ses tickets pour venir m’encourager. Le vendredi, je participerai au Time Trial U23, puis le samedi au championnat de France U23. L’objectif est clairement d’aller chercher au minimum une médaille. Et à la maison, ce serait vraiment pas mal de gagner et de ramener le maillot de champion de France.
À plus long terme, quel est votre rêve dans le BMX ?
Le rêve de tous les pilotes, ce sont les Jeux olympiques. Évidemment que c’est aussi le mien. Après, en France, le niveau est tellement élevé que c’est presque plus difficile d’être sélectionné que de décrocher une médaille. Les Jeux de Los Angeles arriveront trop tôt pour moi, alors je regarde plutôt ceux de 2032 en Australie. D’ici là, j’aimerais déjà réussir à décrocher un premier titre en Élite.





























