Région. 92 000 logements nécessaires à l’horizon 2050

L’étude, publiée le 15 octobre par l’INSEE, en collaboration avec la DREAL, fait état d’un besoin de 92 000 logements nouveaux à l’échelle de la grande région. Et c’est environ 38 000 logements qui seraient nécessaires en Franche-Comté.

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Selon Patrice Perron, chef de projet à l’INSEE BFC, «les besoins nouveaux seraient notamment concentrés sur le secteur de Besançon et dans toute la zone frontalière» ©PG

Des besoins qui se réduisent mais se concentrent dans certains secteurs

Selon Patrice Perron, chef de projet à l’INSEE Bourgogne-Franche-Comté, « les besoins nouveaux seraient notamment concentrés sur le secteur de Besançon et dans toute la zone frontalière ». L’INSEE estime un besoin de 800 logements par an d’ici 2050 sur la zone de Besançon.

L’évolution du nombre de ménages est l’une des causes principales

Ce nombre devrait augmenter dans la prochaine décennie puis se réduire progressivement. Le vieillissement de la population et la hausse des familles monoparentales conduisent à des besoins croissants en logements.

L’INSEE souligne également le besoin de logements pour réduire le mal-logement et les foyers sans logement, estimés à 22 000 dans la région et environ 7 000 en Franche-Comté.

Mobilisation de la vacance et des résidences secondaires

Cette mobilisation pourrait couvrir un quart des besoins entre 2023 et 2040. Et c’est l’adaptation des logements à des personnes seules en nombre croissant qui constituera un enjeu central, dans le parc existant et dans les constructions neuves.

L’INSEE recensait 60 000 logements vacants en 2023 en Bourgogne-Franche-Comté. Cette vacance est parfois liée à la difficulté pour les propriétaires de louer un bien (paiement du loyer, diagnostic énergétique…) ou encore aux locations de courte durée de type Airbnb.

Loi ZAN et le besoin de logements, l’impossible équation ?

Les collectivités locales peuvent mettre en place des politiques fiscales pour inciter les propriétaires à rénover leur logement, voire à en diviser certains ou même à limiter les locations de courte durée. Une ferme comtoise rénovée peut se transformer en plusieurs appartements de résidence principale ou en location de gîtes.

Qu’il s’agisse de la construction de logements ou d’activités économiques nouvelles, la loi « Climat et Résilience » de 2021 oblige à privilégier l’adaptation du bâti existant.

Développer le logement social ou abordable ?

Face aux besoins croissants de foyers sans logement ou mal-logés, Christine Chambaz, directrice régionale de l’INSEE Bourgogne-Franche-Comté, estime que « le logement social joue un rôle essentiel ». 170 000 ménages logent dans le parc social en Bourgogne-Franche-Comté, soit 12,7 % du total des logements. À côté du parc social, il devient impératif de proposer des logements intermédiaires et de faciliter l’accession à la propriété. En 2023, la Bourgogne-Franche-Comté compte 63 % de propriétaires (contre 58 % à l’échelle nationale), un pourcentage à relativiser du fait de l’importance du tissu rural (80 % de propriétaires).

Yves Quemeneur