Besançon. Dès le 1er septembre, le stationnement sera gratuit pendant l’heure de midi

Ce mardi 25 août, Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole (GBM) a annoncé le lancement de la gratuité du stationnement à l’heure du déjeuner. Dès le 1er septembre, près de 3 000 places seront gratuites du lundi au vendredi, de 12h à 14h30. Une mesure incitative destinée à renforcer l’attractivité du centre-ville et des commerces.

45
De gauche à droite - Patrick Jacques (vice-président en charge du stationnement), Serges Couesme (adjoint à l'attractivité et au commerce), Catherine Barthelet (1ère vice-présidente de GBM), Ludovic Fagaut (président de GBM), Jean Pascal Reyes (adjoint au stationnement) ©PG

« Ça y est, on y est. » C’est par ces mots et avec un léger sourire de satisfaction que Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole (GBM), a annoncé le lancement officiel de la gratuité du stationnement pendant l’heure de midi, ce mardi 25 août. Une « mesure incitative » présentée comme une promesse de campagne et destinée à renforcer l’attractivité du centre-ville.

Stationnement gratuit de 12h à 14h30 dès le 1er septembre 

Accompagné de Catherine Barthelet, première vice-présidente de GBM, Ludovic Fagaut a détaillé les modalités de mise en œuvre de cette nouvelle mesure qui entrera en vigueur dès le 1er septembre 2026. À partir de cette date, le stationnement sera gratuit du lundi au vendredi, de 12h à 14h30, avec une durée maximale de gratuité fixée à deux heures. La mesure concernera l’ensemble des parkings du centre-ville de Besançon, qu’ils soient en ouvrage ou en surface. Au total, ce sont près de 3000 places de stationnement qui seront accessibles gratuitement pendant l’heure de midi.

30 minutes gratuites au quartier des Chaprais

Le changement de réglementation ne se limitera pas à la Boucle. Le quartier des Chaprais, particulièrement fréquenté pour ses commerces, connaîtra lui aussi une évolution de ses règles de stationnement. La durée de stationnement gratuit en voirie passera de 15 à 30 minutes.

Booster l’attractivité, « clé de voûte » de GBM 

« Il s’agit d’une demande qui vient des commerçants« , a assuré Ludovic Fagaut en présentant les nouvelles mesures de stationnement. Pour le maire de Besançon, cette évolution doit permettre de faciliter l’accès au centre-ville et de soutenir l’activité commerciale durant la pause méridienne. « Certains commerçants devront certainement modifier leurs horaires d’ouverture pour pouvoir accueillir les clients pendant l’heure de midi où la gratuité sera en vigueur« , a-t-il ajouté.

Car l’attractivité économique est désormais au cœur des priorités affichées par Grand Besançon Métropole. Catherine Barthelet l’a d’ailleurs rappelé : durant ce mandat, « la politique globale de l’agglomération reposera notamment sur l’attractivité économique« , présentée comme le premier pilier du projet de territoire. Cette gratuité du stationnement constitue donc, selon les élus, la première mesure d’une série destinée à dynamiser cœur de ville. « Si Besançon va bien, la métropole se portera bien » a rappelé la première vice-présidente.

Une perte de recettes estimée à 66 000€ par an

Aucun objectif chiffré n’a pour l’heure été avancé par les élus. Ludovic Fagaut a cependant rappelé que l’efficacité de la gratuité du stationnement pendant l’heure de midi fera l’objet d’une évaluation d’ici un an. Pourtant, une marge de progression semble se dessiner, selon le président de GBM : « Aujourd’hui, environ 30 % des places en ouvrage sont inoccupées pendant le midi ». La gratuité doit donc permettre de mieux utiliser ces capacités disponibles.

La mesure aura néanmoins un coût pour les collectivités. Sur les 3,2 millions d’euros de recettes annuelles générées par le stationnement payant à Besançon, la gratuité de la pause méridienne devrait entraîner une perte estimée à 66 000 euros par an pour la ville et la métropole. « Il s’agit d’une perte maîtrisée et mesurée qui permettra au cœur de ville de retrouver une attractivité forte« , a justifié Ludovic Fagaut. Reste à savoir si le manque à gagner consenti par les collectivités via ces mesures sera compensé par la fréquentation accrue du centre-ville et de ses commerces.