Haut-Doubs. Rose Descharmes, meilleure apprentie de France en réparation carrosserie

Originaire des Hôpitaux-Vieux, Rose Descharmes a été sacrée meilleure apprentie de France après l’obtention de trois médailles d’or en réparation carrosserie. Elle est la première femme à rapporter ces titres à l’école des Compagnons du Devoir à Lyon, où elle a effectué ses études.

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À 19 ans, Rose Descharmes est meilleure apprentie de France en réparation carrosserie ©Rose Descharmes

L’automobile est un milieu que Rose Descharmes connaît bien. Avec un papa mécanicien, la jeune femme de 19 ans a toujours baigné dans cet univers, mais ce qui lui plaît particulièrement, est la réparation carrosserie. « Quand une voiture arrive, elle est toute cabossée et quand elle repart, on voit ce qui a été fait dessus, tandis que la mécanique, on ne voit pas trop ce qui a été fait. C’est le côté un peu esthétique qui me plaît », confie l’intéressée, originaire des Hôpitaux-Vieux.

Meilleure apprentie de France au terme d’une troisième tentative

Pour apprendre le métier, Rose Descharmes a effectué son cursus aux Compagnons du Devoir à Lyon ainsi que son apprentissage au garage Peugeot à Pontarlier. Dès la première année, son formateur lui propose de participer au concours de meilleur apprenti de France. Elle est repartie avec deux médailles d’argent. Même chose l’année suivante. Jamais deux sans trois ? « Je n’avais pas envie de recommencer mais mes formateurs m’ont poussée à le faire et j’ai réussi à avoir les trois médailles d’or », lui permettant ainsi de devenir meilleure apprentie de France en réparation carrosserie, à 19 ans. « Avec le bac, je n’étais pas sûre que ça fonctionne. Quand j’ai eu ce titre, j’étais contente et fière de moi. Je ne m’y attendais pas, je pensais que ça serait comme les deux années précédentes ». Rose Descharmes est la première femme à rapporter ces titres à l’école des Compagnons du Devoir à Lyon.

Dans le cadre du concours, les participants reçoivent une aile de voiture neuve. Leurs formateurs réalisent un choc dessus. « On a un redressage au tas et au marteau sans mastic (ramener le métal à sa forme initiale, ndlr) à effectuer donc il faut que ce soit le plus parfait possible. Après, on a des découpes à faire avec des soudures. Il y avait ensuite un choc avec un mastic à poser, ainsi qu’une autre découpe partielle avec la soudure et enfin du polimiroir donc du ponçage jusqu’à ce qu’on puisse se voir dans la taule ».

La jeune femme vient de terminer ses études et a trouvé du travail dans un garage en Suisse, qu’elle débute en septembre. Elle ne compte pas s’arrêter là. Rose souhaite réaliser quelques formations et sur le long terme, tenter les meilleurs ouvriers de France.