À Besançon, l’enjeu d’une santé globale

La santé des bisontins, un enjeu majeur de la municipalité. Le 15 février 2024, elle a officialisé le changement de nom de la Direction Hygiène Santé au profit de la Direction Santé Publique.

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Rémy Schwartler Médecin Directeur de la direction santé publique, Anne Vignot Maire de Besançon et Gilles Spicher Adjoint en charge de l'hygiène et la santé lors de la présentation de la nouvelle "Direction de santé publique" ©YQ

Gilles Spicher, Adjoint délégué à la santé et l’hygiène était entouré d’Anne Vignot la Maire de Besançon et de Rémy Schwartzler, le médecin directeur du service pour présenter la nouvelle organisation. Il s’agit de répondre aux nouveaux défis en matière de santé publique en lien avec le changement climatique, l’importance de la vaccination et les maladies liées à la sédentarité.

Le service santé publique regroupe maintenant trois champs d’actions

La salubrité publique santé environnement doit répondre aux préoccupations des habitants, à améliorer leur qualité de vie. Cet axe intègre la salubrité des logements, les nuisances sonores, la lutte contre les animaux nuisibles (rats et pigeons)

Le second axe concerne la prévention et la promotion de la santé et toutes les actions tournant autour de l’éducation à la santé (dans le cadre scolaire, l’hygiène bucco-dentaire ou encore le changement des comportements vers une vie moins sédentaire et tournée vers les écrans…)

La vaccination est le dernier axe majeur. Une équipe de la Ville assure des séances de vaccination pluri-hebdomadaires. Le but est également de donner une information générale et promouvoir la vaccination.

La démarche « une seule santé », un objectif global
L’hygiène et la santé ne sont pas des domaines nouveaux pour Besançon. Le bureau municipal d’hygiène date du 23 juin 1890 ! ©YQ

En parlant de « santé publique », la Ville de Besançon affirme que la santé va au-delà de l’hygiène individuelle. Elle englobe la santé humaine, animale et environnementale. Pour les promoteurs de cette nouvelle organisation, il s’agit d’avoir des réponses coordonnées face aux défis liés à l’alimentation, à la nécessité d’une vaccination étendue et la promotion d’un mode de vie actif.

Des actions déjà engagées

60 actions ont été engagées depuis 2019 dans la lutte contre les perturbateurs endocriniens : la mise en place de couches lavables dans les crèches, les aires de jeux pour enfants repensés sans PE ou des critères plus contraignants dans les achats publics.

La Ville de Besançon a également engagé une stratégie de préservation et de reconquête de la biodiversité.

La lutte contre les îlots de chaleur est enfin un autre engagement fort de la Ville. Végétalisation, désimperméabilisation des sols sont des actions pour rendre le domaine public plus accueillant et respirable.

Un plan de lutte contre le moustique tigre

La nouvelle direction « santé publique » pilote avec l’ARS des actions de prévention, en particulier d’avril à septembre. Il s’agit en particulier d’éviter les eaux stagnantes (dans les jardins, les bacs à fleurs….) qui sont des gites pour les larves de ces insectes dangereux. La mobilisation va se faire au travers des jardineries, fleuristes et magasins de bricolage. La Mairie insiste également sur la protection de certaines espèces d’oiseaux pour lesquelles le moustique tigre est une nourriture de choix.

La santé publique globale « One health » doit prendre en compte toutes les interactions pour lutter efficacement et garantir une meilleure santé aux bisontins.

Yves Quemeneur