Sport. Le Roller Skate Pontarlier, fier ambassadeur du roller derby

Avec sa centaine d’adhérents et ses quatre sections, le Roller Skate Pontarlier a récemment fait parler de lui. Tout juste sacrée championne de France de roller derby à Toulouse au début du mois d’avril, son équipe junior laisse entrevoir un bel avenir pour le club pontissalien et fait la fierté de sa présidente, Pamela Hilier.

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L'équipe Junior de Roller Derby championne de France de N3 à Toulouse c Roller Skate Derby

C’est un sport dont on entend rarement parler, voire jamais. Pourtant, le club de Pontarlier en est un fervent représentant. Connaissez-vous le roller derby ? Ce sport de contact venu tout droit des États-Unis s’apparente à une sorte de rugby… sur roulettes.

Le Roller Skate Pontarlier propose à ses adhérents de pratiquer le roller derby en plus d’autres disciplines plus classiques comme le roller hockey – cousin du hockey sur glace mais avec des roulettes – ou encore le roller course – équivalent du patinage de vitesse. Les débutants en roller peuvent également progresser à leur rythme dans la section loisir du club. Bref, il y en a pour tous les goûts. Ainsi, chaque semaine une centaine de pratiquants se retrouvent au gymnase Cordier de Pontarlier pour s’adonner aux différentes disciplines du roller.

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Le roller derby, un sport collectif très réglementé

Malgré les apparences, tout n’est pas permis au roller derby. « C’est un sport très réglementé. On ne peut pas faire n’importe quoi », explique Pamela Hilier, présidente du club. « Ça s’apparente à du rugby sur patins ». Une équipe est composée de cinq joueurs : un attaquant, appelé le « jammer », et quatre défenseurs, les « bloqueurs ». Le tout se déroule sur une piste ovale appelée « track ». Chaque adversaire dépassé par le jammer rapporte un point. L’objectif étant pour l’attaquant de dépasser le plus d’adversaires sans tomber dans le temps imparti. « On ne peut bloquer qu’avec certaines parties du corps, comme les épaules, les hanches ou les fesses », précise-t-elle. Le respect des règles est donc essentiel dans ce sport aussi spectaculaire que stratégique. « C’est un sport très méconnu. Pourtant, il est très convivial et spectaculaire. » ajoute la présidente. Et contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire d’être particulièrement robuste : « Nous avons besoin de tous les types de gabarits dans une équipe ».

Des juniors qui brillent au niveau national

Seulement une vingtaine de jeunes sont inscrits au club de Pontarlier. Insuffisant pour monter une équipe compétitive pour les championnats de France. C’est pour cette raison que le club de Pontarlier s’est allié avec deux autres clubs de roller derby : Narbonne et Toulouse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette entente porte ses fruits. « Notre équipe N3 (meilleur niveau de France) a terminé à la première place lors des championnats de France qui se sont déroulés début avril à Toulouse. Nous sommes très contents. Cela faisait sept années consécutives que le club de Tours gagnait, et nous avons réussi à les battre. » témoigne Pamela Hilier. D’ailleurs, deux Pontissaliens, Joaquim Laithier et Elia Cuenot, ont été sélectionnés en équipe de France junior et ont décroché le titre de vice-champions du monde de roller derby. Une belle reconnaissance pour le club, qui mise fortement sur la formation des jeunes.

Les adultes disposent eux aussi de leur équipe. Ils participent à trois compétitions par an, appelées « plateaux », et affrontent certaines des meilleures équipes françaises.

Le Roller Skate Pontarlier, un club qui recrute

Le Roller Skate Pontarlier est actuellement à la recherche de jeunes pour compléter son équipe junior, qui compte aujourd’hui une vingtaine de membres. « Nous recrutons tout au long de l’année. Les parents ne doivent pas avoir d’appréhension : les coachs sont formés et bienveillants, et les enfants portent tous des protections ». La présidente du club Pamela Hilier insiste également sur les valeurs de ce sport méconnu : « On accueille vraiment tout le monde, des débutants aux confirmés, des jeunes au adultes. C’est un sport hyper inclusif.«