Besançon. Cérémonie du 8 mai : une foule nombreuse sur l’esplanade des Glacis

Le 8 mai, Besançon célébrait le 81ème anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie, capitulation signée le 8 mai 1945 le même jour à Reims et à Berlin.

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Rémi Bastille, le Préfet du Doubs, a lu une allocution de Catherine Vautrin, ministre des Armées à l'occasion du 81ème anniversaire de la capitulation de l'Allemagne nazie le 8 mai 1945 ©YQ

« Avant d’être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d’abord une défaite de l’esprit »

Le préfet du Doubs Rémi Bastille, a remercié tous les porte-drapeaux présents lors de la cérémonie de commémoration du 81ème anniversaire de la capitulation nazie le 8 mai 1945

Le 8 mai dernier, pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale, sur l’Esplanade des Glacis, Rémi Bastille, préfet du Doubs, a prononcé une allocution de Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, un discours lu dans le recueillement du public.

Les mots de la ministre portent fort par la voix du préfet du Doubs. « Libérée par tous les alliés. Libérée avec le concours des armées de la France – la seule France, celle qui se bat – et ne se rend pas ». Catherine Vautrin rappelle également les propos de l’historien Marc Bloch, combattant de la Première Guerre mondiale, volontaire en 1939, arrêté puis fusillé en juin 1944 « Les responsables de la débâcle avaient estimé très tôt naturel d’être battus ».

« Ne pas subir, ne pas céder »

La ministre des Armées évoque également « les 133 pêcheurs de l’île de Sein, les 52 premières engagées volontaires de Saint Pierre-et-Miquelon ». Catherine Vautrin se souvient aussi « des sous-mariniers du Casabianca déjouant la vigilance ennemie pour armer la résistance en Corse…des commandos Kieffer posant le pied en France à l’aube du 6 juin 1944…et les soldats venus d’Afrique, d’Asie ou du Pacifique…de la 1ère Armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, remontant jusqu’à Berlin ».

Beaucoup de public le 8 mai pour assister à la présentation des troupes lors de la commémoration du 81ème anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie le 8 mai 1945 ©YQ

« Cette victoire était celle du respect de la souveraineté de chaque peuple et de la dignité de chaque personne…Aujourd’hui, il nous revient de transmettre aux jeunes générations, « le patriotisme agissant » que le Général Leclerc confiait aux hommes de la 2ème DB ».

Nouveau drapeau pour les cérémonies, celui de l’école d’horlogerie du lycée Jules Haag. Une jeune lycéenne en était la porte-drapeau ©YQ

« Pour être libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être fort ». Les récents propos du chef de l’État devraient nous inciter à ne pas reproduire les erreurs du passé : ne pas s’armer et négocier des paix avec des tyrans comme ce fut le cas en 1939.

Ludovic Fagaut, le Maire de Besançon, assistait à sa première commémoration officielle le 8 mai 2026 ©YQ

Le soleil printanier était au rendez-vous de ce 81ème anniversaire, un anniversaire à ne jamais oublier.

Imbroglio politique autour du port de l’écharpe tricolore

Le 14 juillet 2020, Hasni Alem, alors adjoint dans la majorité d’Anne Vignot, avait porté son écharpe tricolore lors d’une manifestation pour défendre les droits des hospitaliers, quand Anne Vignot représentait la Ville aux Glacis aux côtés des personnalités civiles et militaires. Un acte qui lui avait valu des reproches de la part de l’opposition de l’époque, à savoir Ludovic Fagaut. Le 8 mai 2026, les nouveaux adjoints élus en mars dernier étaient nombreux sur l’esplanade des Glacis à porter leur écharpe tricolore avec glanches et franges d’argent, aux côtés du nouveau maire Ludovic Fagaut. L’article D2122-4 du Code général des collectivités territoriales dispose que « Le port de l’écharpe tricolore avec glands à franges d’argent est réservée, d’une part, pour les adjoints dans leurs fonctions d’officier d’état civil et d’officier de police judiciaire et lorsqu’ils représentent le maire ou le remplacent en application des articles L. 2122-17 et 2122-18 du CGCT »

Pour Hasni Alem, les nouveaux adjoints ne respectent pas cet article. « Lorsque moi-même, sous le mandat précédent, j’ai été concerné par une situation analogue, une véritable levée de boucliers s’est élevée, avec indignation et leçons de morale à l’appui. Dans l’absolu, cela ne me gêne pas outre mesure : les symboles vestimentaires ne font pas l’homme ou la femme publique. Mais ce qui dérange, c’est que les mêmes qui prodiguaient jadis des prêches vertueux sur le respect des règles et du protocole ne s’astreignent aujourd’hui à aucune de leurs propres préconisations », a-t-il indiqué sur ses réseaux sociaux. De son côté, Ludovic Fagaut estime que « le 14 juillet 2020, Monsieur Alem portait son écharpe tricolore à l’occasion d’une manifestation politique partisane non officielle place de la Révolution. Ce 8 mai 2026, j’assume d’avoir autorisé les adjoints de la nouvelle municipalité à porter leur écharpe tricolore. Ils la portaient dans le cadre d’une manifestation officielle ».

Yves Quemeneur