Démantèlement du réseau « Van Weed » à Besançon : près de 600 000 € de drogue saisis

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 22 septembre, le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, et le directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN), Laurent Perraut, ont annoncé le démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants particulièrement implanté dans l’agglomération bisontine et la saisine de plus de 600 000€ de drogue.

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C’est une enquête qui aura duré un an pour la brigade des stupéfiants de Besançon. Elle a débouché sur l’interpellation, le 16 septembre dernier à Besançon, de quatre individus soupçonnés d’avoir organisé un système de livraison de stupéfiants à domicile surnommé « Ubershit ». Les suspects sont également soupçonnés d’être à la tête du réseau « Van Weed », déjà connu des services de police et très implanté dans le bassin bisontin.

Une saisie record pour les services de police

c Police Nationale

Les perquisitions menées lors de l’opération ont permis de saisir une importante quantité de produits stupéfiants, par sa diversité comme par son volume. Les enquêteurs ont notamment saisi 12 kg de kétamine, 29 kg de résine de cannabis, 7 kg d’herbe de cannabis, 24 000 cachets d’ecstasy et 550 grammes de cocaïne. À ces stupéfiants s’ajoutent 8 800 euros en numéraire, plus de 26 000 euros de vêtements de luxe, ainsi que deux voitures et une moto. Selon les autorités, la valeur totale des stupéfiants saisis est estimée à près de 600 000 euros.

Les quatre suspects placés en détention provisoire

Déjà connus des services de police, les quatre suspects, âgés de 29 à 40 ans, ont été présentés à un juge d’instruction samedi 19 septembre, avant d’être mis en examen et placés en détention provisoire. Trois d’entre eux ont gardé le silence lors des auditions, tandis que le quatrième a nié toute implication dans le trafic qui leur est reproché. Ils encourent jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle au titre de l’offre ou de la cession de stupéfiants au moyen d’un procédé de cryptologie, selon les éléments présentés par le parquet.

Le réseau « Van Weed » démantelé

Le réseau « Van Weed » n’était pas inconnu des autorités. Il avait déjà fait l’objet d’une enquête et de plusieurs interpellations en 2023. À l’époque, les trafiquants présumés utilisaient déjà la messagerie cryptée Telegram pour proposer différentes drogues aux consommateurs du bassin bisontin. Près de 900 utilisateurs avaient alors accès au canal d’échange. « C’est dire l’ampleur du trafic que pouvait représenter ce réseau« , a souligné Laurent Perraut. À la suite de cette nouvelle opération, le procureur de la République a indiqué avoir demandé la fermeture du canal utilisé par le réseau.

« Nul n’est à l’abri des investigations »

Le directeur interdépartemental de la police nationale, Laurent Perraut, a tenu à saluer le travail réalisé par les enquêteurs et la brigade des stupéfiants de Besançon. Il a notamment insisté sur « le travail remarquable des services de police, des enquêteurs et de la brigade des stupéfiants de Besançon« , qui ont mené pendant plus d’un an « un certain nombre de filatures et de surveillances » avant d’aboutir à ce coup de filet. À travers cette opération, les autorités entendent également adresser un message clair aux trafiquants. « Nul n’est à l’abri des investigations. On attaque le trafic de stupéfiants sous tous les angles : des consommateurs jusqu’aux têtes de réseau« , a ainsi conclu Laurent Perraut.