Auteur de la fresque en hommage à la petite Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte après avoir été violée au début de l’été, l’artiste bisontin Nacle avait ému de nombreux Bisontins avec son œuvre, réalisée le long du boulevard Diderot à Besançon. Le maire de la ville, Ludovic Fagaut, initialement fermement opposé au maintien de la fresque sur les murs, avait finalement renoncé à la faire effacer.
Ce mardi 22 septembre, l’artiste de street art bisontin Nacle a de nouveau fait parler de lui. L’artiste a dévoilé sa nouvelle oeuvre, une fresque représentant un CRS grimé en une faucheuse et accompagné des inscriptions « La police tue » et « Non au permis de tuer ».
Réalisée sur un mur d’expression libre du complexe sportif de la Malcombe dans le but de dénoncer des violences policières, la fresque n’a pas été du goût de Ludovic Fagaut, maire de Besançon qui a rapidement réagi. Via un communiqué, le maire affirme se « désolidarise[r] clairement de ce message ». La municipalité condamne fermement les inscriptions, « même situées sur un mur d’expression libre ». Quelques heures seulement après son apparition, la fresque a ainsi été effacée par les services municipaux.
Cette nouvelle polémique autour de l’artiste a également fait réagir l’opposition municipale. Hasni Alem, élu d’opposition, a déploré la décision de la municipalité, défendant le droit à la liberté d’expression. Selon lui, le message porté par la fresque « avait vocation à interpeller, à provoquer le débat et à éveiller les consciences face à des drames humains trop souvent relégués au silence ».




























