Entre Besançon et le Haut-Doubs, la Côte de Morre constitue un passage routier névralgique. Mais sa configuration géologique en fait également un secteur particulièrement sensible. Les mouvements tectoniques y favorisent notamment la formation de failles, comme celle observable au niveau de la grotte Saint-Léonard. Entre la voie ferrée des Horlogers et la RD 571, les grandes parois rocheuses se succèdent et sont soumises à une érosion importante. Chaque hiver, l’alternance du gel et du dégel fragilise davantage la roche, provoquant le décrochement de blocs et des chutes de pierres. Un risque qui impose des opérations régulières pour garantir la sécurité des usagers.
Des travaux programmés chaque été
Pour limiter la gêne des automobilistes et des commerces du secteur, le Département du Doubs a choisi de mener les opérations par étapes, en profitant notamment de la période estivale, lorsque le trafic est moins important en raison des départs en vacances. Plusieurs secteurs, allant de la Porte Taillée, dans le quartier de Rivotte à Besançon, à l’entrée de la commune de Morre, ont ainsi été identifiés. Ils seront traités successivement au cours des prochaines années, dans le cadre d’un plan pluriannuel de sécurisation qui a été lancé en 2023 et qui doit se poursuivre pendant encore six ans.
Cet été, la troisième phase de protection de deux talus a été menée à son terme. Près de 12 000 m² de grillage ont été installés afin de sécuriser deux parois rocheuses, longues respectivement de 280 et 360 mètres. Avec cette nouvelle étape, environ les deux tiers du programme ont désormais été réalisés.
Plus de 12 000 véhicules par jour et 3 millions d’euros sur 10 ans
Malgré les risques liés à sa configuration, la Côte de Morre reste un axe très fréquenté. Pas moins de 12 000 véhicules l’empruntent quotidiennement, rendant indispensable la poursuite des opérations de sécurisation. Pour 2026, les travaux représentent un investissement d’environ 220 000 euros. À l’échelle de l’ensemble du programme pluriannuel, le coût de la sécurisation devrait avoisiner 3 millions d’euros.
La fermeture estivale s’est donc achevée le 7 août dernier et la circulation a pu reprendre sur cet axe essentiel. Mais le chantier, lui, est loin d’être terminé : d’autres secteurs de la Côte de Morre devront encore être sécurisés au fil des prochaines années.




























