Valdahon. Avec « La Forge », Tom Abid rend hommage à son grand-père

À 25 ans, Tom Abid, originaire de Valdahon, vient d’ouvrir son premier restaurant. Baptisé « La Forge », l’établissement rend hommage à son grand-père, ancien forgeron.

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© Hippolyte Sanseigne

Une vieille et imposante plieuse monte la garde à l’entrée de ce nouvel établissement. À l’intérieur, les outils du forgeron côtoient les tables et les assiettes. Ouvert depuis quelques semaines au 30 rue de la Gare à Valdahon, le restaurant « La Forge » de Tom Abid porte un nom qui raconte une histoire familiale, celle de son grand-père Bernard Sanseigne, forgeron, décédé en 2022, dont l’ancienne forge se trouve à quelques centaines de mètres de l’établissement.

Son premier restaurant à 25 ans

À 25 ans, Tom Abid est ce que l’on peut appeler un « enfant du cru ». Ses premières expériences dans la restauration le conduisent à la brasserie Granvelle, à Besançon, puis dans le Sud de la France. De retour dans le Haut-Doubs, il travaille au Breguet à Valdahon puis au Champ de Foire, à Étalans, où il devient chef de cuisine pour la première fois. Après seulement cinq années dans le métier, il franchit le pas : « J’ai toujours su que si je devais ouvrir mon restaurant, ce serait à Valdahon. Ayant grandi ici, je me suis fait une idée de ce qu’il manquait en termes de restauration », explique-t-il. Lorsque les propriétaires de l’ancien restaurant « Le Coin des Copains » décident de vendre leur établissement, l’occasion se présente à lui : « Je me suis dit que si je n’essayais pas de l’avoir, je m’en voudrais toute ma vie. » Le choix de son nom, lui, était une évidence.

Portrait de Tom Abid dans son restaurant
© Nesscoco

En souvenir de son grand-père

« C’est un hommage à mon grand-père, qui était forgeron. Il avait sa maison avec ma grand-mère et, devant, le long de la route, ce qu’on appelait “La Forge”. » Cette ancienne forge, située à peine à 200 mètres du restaurant, fait toujours partie du paysage valdahonnais. C’est là que le jeune Tom venait retrouver son grand-père. « Quand j’étais petit, j’adorais m’y rendre et regarder mon papi travailler. Il me faisait essayer ses machines d’un autre temps. » Cette histoire familiale se retrouve jusque dans la décoration du restaurant. Certains objets sont des vestiges de l’ancienne forge de son grand-père. Sur la terrasse, une ancienne plieuse est installée, tandis que pinces, marteaux, fers à cheval et enclume décorent l’intérieur. Un clin d’œil qui ne passe pas inaperçu auprès de certains clients : « Ça arrive souvent que des personnes viennent me parler de La Forge et de mon papi, c’est super. »

Décoration style forge et outils anciens au restaurant
© Nesscoco

Une cuisine simple et conviviale

Tom Abid a choisi de quitter les fourneaux pour se consacrer à la salle : « Je veux vraiment pouvoir me concentrer sur la relation avec les clients. » Entouré de trois autres personnes, dont son ancienne collègue de travail Natacha en cuisine et sa sœur Fanny, il mise sur une cuisine « à 99 % faite maison, simple, avec de bons produits locaux. » Le midi, un menu du jour est proposé autour d’une vingtaine d’euros, tandis que la carte offre davantage de choix le soir : truite de Bonnevaux, croûte forestière, magret de canard ou encore cabillaud en cocotte au chorizo. « On essaie vraiment de prendre le temps pour le client, de découper sa viande devant lui par exemple. Le but, c’est que les gens s’y sentent bien et veuillent revenir. »

Salle du restaurant La Forge à Valdahon
© Nesscoco

Après moins d’un mois d’ouverture, le jeune restaurateur est plus que satisfait : « Nous avons déjà servi plus de 1 400 couverts, ça va largement au-delà de nos espérances, les gens répondent présents. » Pour la suite, Tom ne manque pas d’idées, avec notamment l’organisation de soirées à thème.