Besançon. Licenciement contesté à la Ville de Besançon : l’ex-maire Jean-Louis Fousseret condamné

Après avoir été relaxé en première instance, l'ex-maire de Besançon Jean-Louis Fousseret a finalement été condamné en appel à 10 000 euros d'amende avec sursis pour prise illégale d'intérêt dans l'affaire du licenciement contesté de son ancienne collaboratrice, Alexandra Cordier qui de son côté, a été relaxée.

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La cour d’appel de Besançon a finalement condamné l’ancien maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, à une amende de 10 000 euros avec sursis et à deux ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts dans l’affaire du licenciement de son ancienne directrice de cabinet, Alexandra Cordier. Les juges ont en revanche prononcé sa relaxe pour le chef de détournement de fonds publics et ont entièrement relaxé Alexandra Cordier, poursuivie pour travail dissimulé.

L’affaire trouvait son origine dans la campagne des élections municipales de 2020. Le 1er janvier 2020, Jean-Louis Fousseret avait décidé de licencier Alexandra Cordier, alors directrice de son cabinet et candidate à sa succession, afin qu’elle puisse mener sa campagne électorale. Ce licenciement avait ouvert droit au versement d’environ 82 000 euros d’indemnités, une somme que la Chambre régionale des comptes jugeait injustifiée au regard de la loi, dans un rapport publié en 2024 et révélé par Hebdo25. Cette dernière avait estimé qu’Alexandra Cordier aurait dû démissionner et avait signalé les faits à la justice, qui avait ouvert une information judiciaire pour détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts et travail dissimulé.

En première instance, en novembre 2025, les deux prévenus avaient été totalement relaxés. Le parquet avait toutefois fait appel. La cour d’appel a finalement considéré que Jean-Louis Fousseret avait commis une prise illégale d’intérêts en prenant une décision ayant favorisé les intérêts de son ancienne collaboratrice, sans pour autant retenir le détournement de fonds publics.