Pontarlier. Lucas Lechevallier revient d’Amérique du Sud et retrouve les élèves “embarqués” dans son voyage

Lucas Lechevallier a passé près de six mois en Amérique du Sud, à bord de son vélo, de l’Équateur à la Bolivie. Il avait associé une dizaine d’écoles à son projet. Rentré début juin, il raconte son périple et rencontre les élèves.

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Lucas Lechevallier a essentiellement parcouru l'Équateur et le Pérou ©Lucas Lechevallier

Dans le parc des Ouillons ce vendredi 12 juin, des élèves de CP, CM2 et 6e de Pergaud et Malraux s’adonnent à une course d’orientation, retraçant le voyage de Lucas Lechevallier. Cet ancien enseignant en pratique physique adaptée à l’hôpital de Pontarlier est parti en voilier depuis la Bretagne pour une transatlantique jusqu’en Amérique du Sud, afin de réaliser un roadtrip à vélo de près de six mois entre l’Équateur et la Bolivie.

Lucas Lechevallier échange avec des élèves en extérieur
Lucas Lechevallier a essentiellement parcouru l’Équateur et le Pérou ©Lucas Lechevallier

Il avait embarqué une dizaine de classes dans son voyage via une correspondance, le “Piwi Hebdo”, “Piwi” étant le surnom de son vélo. « C’était très attendu par les élèves. On a pu travailler sur les sciences, la géographie, les arts plastiques, l’écologie, mais aussi développer le langage, l’écriture. Ça donne une autre entrée pour les matières. On a tout de suite dit oui au projet, on savait que c’était très porteur », sourit Christelle Juillet, directrice de l’école Pergaud.

Élèves participant à une course d’orientation au parc
À son retour, il a pris le temps de retrouver tous les élèves associés au projet ©CT

Rentré début juin, Lucas Lechevallier a pris le temps de rencontrer tous les élèves et raconter son périple. « C’était incroyable. Ce voyage m’a appris la résilience et m’a conforté dans certaines valeurs : le partage, la curiosité. Je n’ai pas vécu certaines choses que j’avais planifiées, mais j’en ai vécu d’autres plus puissantes. Associer les élèves à ce voyage lui donnait plus de sens, ça me donnait quelque chose de concret. Les jeunes le rendent tellement bien. J’étais très émotif en voyant leurs projets », se réjouit le cycliste. En moyenne, il pédalait 1000km par mois avec presque 13 000 m de dénivelé positif. Il va désormais retourner travailler en tant que saisonnier cet été, avant de retrouver un métier alliant activité physique et pédagogie. « Je me suis rendu compte que j’adorais ça ».