Région. Repas à 1€ et référents étudiants : le Crous se réinvente face aux nouveaux défis de 2026

Ce mardi 8 septembre, la direction du Crous Bourgogne-Franche-Comté a présenté les principaux enjeux de cette rentrée universitaire 2026. Au programme : la généralisation du repas à 1 € pour tous les étudiants, une réorganisation des restaurants universitaires face à l’affluence, mais aussi la création de référents étudiants pour renforcer l’accompagnement.

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Le Restaurant Universitaire Lumière à la Bouloie c PG

Les services du Crous de Bourgogne-Franche-Comté n’ont pas chômé cet été. Depuis la généralisation du repas à 1 € à l’ensemble des étudiants, le 1er mai 2026, les équipes ont dû rapidement adapter leur organisation face à la fréquentation en forte hausse des restaurants universitaires (RU). Murielle Baldi, directrice générale du Crous Bourgogne-Franche-Comté et Estelle Nilsson, directrice de cabinet et des relations extérieures du Crous ont présenté, sont revenues sur la réorganisation forcée des équipes et les enjeux de la rentrée, ce mardi 8 septembre lors d’une conférence de presse de rentrée.

Une fréquentation des RU en forte hausse

Les premiers chiffres de cette rentrée 2026 témoignent de l’attrait du dispositif. Le Crous Bourgogne-Franche-Comté enregistre une hausse de 16,2 % de la fréquentation des restaurants universitaires le midi, et de plus de 27 % le soir. Une augmentation qui représente un véritable défi logistique pour les équipes. Même si quelques ajustements restent encore à réaliser, le défi semble être relevé par les équipes du Crous comme le souligne la directrice : « Je suis très fière des équipes qui sont très mobilisées sur le terrain. » a confié Murielle Baldi, directrice générale du Crous Bourgogne-Franche-Comté. Pour accompagner cette mesure nationale, six postes ont été créés à l’échelle de la région et une enveloppe de 75 000 euros a également été débloquée pour renouveler et acheter du matériel.

Une coopération étroite avec les Universités

Pour tenter de fluidifier les flux aux heures de pointe, le Crous a notamment travaillé avec les universités afin d’étaler les temps de pause : « Nous avons travaillé avec les services des universités pour échelonner l’heure du repas en fonction des emplois du temps des étudiants et pour fluidifier les flux« , explique la directrice.

Un prix symbolique pour un coût bien réel

Au-delà de l’organisation logistique qui a dû être repensée, le maintien de la qualité des repas constitue l’un des principaux engagements de l’établissement. « L’enjeu, c’est aussi de garder la même qualité de repas. Le repas à 1 €, ce n’est pas moins bien manger et avec des quantités moindres. » a insisté Murielle Baldi. Proposé à 1€ pour tous les étudiants, le coût de revient d’un repas s’élève à 9,56€ pour le Crous. Un écart important qui révèle l’ampleur de la mesure et qui soulève des questionnements légitimes quant à son financement. « Il faudra que l’État et le Crous absorbent le manque à gagner. Mais de toute façon, quelqu’un devra payer » confie la directrice. Du côté des étudiants, la mesure est unanimement saluée : « C’est vraiment un super coup de pouce pour nous », témoigne une étudiante. Une autre souligne que « le rapport qualité-prix est vraiment imbattable » et que cette mesure constitue une aide importante face à la précarité étudiante.

Des référents étudiants pour mieux accompagner les arrivants

Parmi les nouveautés de la rentrée 2026, le Crous Bourgogne-Franche-Comté a également annoncé la création de quinze postes de « référents étudiants ». Financés par la Région Bourgogne-Franche-Comté et par une partie de la CVEC, l’objectif de ce nouveau dispositif est de créer du lien entre le Crous et les étudiants : « C’est une demande qui vient des étudiants et qui nous a été remontée. Car les étudiants ont toujours plus de facilité à se confier à d’autres étudiants« , a expliqué Estelle Nilsson, directrice de cabinet et des relations extérieures du Crous. « Le but de ces référents est d’aller frapper aux portes pour donner les informations et aider administrativement mais aussi socialement les étudiants« , résume Murielle Baldi. Pour le Crous, l’objectif est également de lutter contre le non-recours aux dispositifs auxquels les étudiants peuvent prétendre. Une première expérimentation menée sur le campus de Dijon en fin d’année scolaire avait permis de recueillir des retours particulièrement positifs. Le dispositif est désormais étendu à l’échelle régionale.

Le Crous Bourgogne-Franche-Comté en chiffres

85 000 étudiants dont 12 000 étudiants à Besançon

6 500 logements proposés dont 2534 lits sur Besançon

2 millions de repas servis chaque année