La 3ème édition du baromètre de la transition énergétique des entreprises, réalisé par le Crédit Agricole, a été publiée en octobre et a été menée auprès de 1000 entreprises de plus de 10 salariés interrogées dans 26 départements. Elles sont le reflet des entreprises engagées dans les enjeux de la transition énergétique en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes. Le baromètre couvre le périmètre de 8 Caisses régionales du Crédit Agricole et de 7 secteurs d’activité.
500 entreprises concernées en Bourgogne-Franche-Comté
La Région est particulièrement dynamique dans les actions de transition énergétique. Sur le périmètre comparable à 2025, l’item « pratiques et stratégies » progresse de 7 points, passant de 36 à 43. La lecture territoriale, au niveau de la Région Bourgogne-Franche-Comté, permet d’affiner les moyennes nationales et d’offrir une trajectoire territoriale et sectorielle.
Une transition engagée mais qui doit changer d’échelle
Les résultats de l’enquête résument une transition énergétique en mouvement dans la région, encore insuffisamment structurée. L’indice global de 52/100 fixe le prochain cap vers la capacité des entreprises à organiser, financer et piloter les actions en faveur de la transition énergétique.
96 % des entreprises affirment suivre leur énergie mais 32 % disposent d’un système de pilotage des équipements techniques.
Les entreprises privilégient les actions facilement accessibles et rapidement rentables. Elles ne sont que 27 % à disposer d’un plan d’action. Le faible impact, la complexité des démarches et les moyens financiers sont autant de freins à la transition énergétique des entreprises à moyen terme.
Sept filières pour sept trajectoires
Les résultats du baromètre de la transition énergétique sont désormais analysés secteur par secteur, permettant de mieux comprendre les trajectoires propres à chaque activité.
Hébergement et restauration
Le pilotage est mieux assuré dans ce secteur. Le score de gestion de l’énergie atteint 66/100. La transition énergétique est jugée importante par 96 % des établissements et 53 % d’entre eux disposent d’une personne dédiée à l’optimisation des consommations d’énergie. Activité directement impactée par les prix de l’énergie, les professionnels de l’hébergement et la restauration ont optimisé leurs contrats pour 76 % d’entre eux. La gestion des déchets atteint même 96 % dans l’hébergement et 91 % dans la restauration. 66 % des entreprises ont réalisé un audit énergétique mais 39 % l’ont formalisé dans un plan d’action.
Industrie
Le sujet est jugé important par 96 % des entreprises. Quasiment toutes les entreprises industrielles interrogées suivent leur consommation énergétique mais 44 % disposent d’une personne dédiée. La question de la décarbonation industrielle est au cœur du procédé industriel. Son financement s’appuie principalement sur les subventions (67 %), l’emprunt bancaire (58 %) et le leasing (39 %). Les rénovations lourdes concernent 35 % des sites et la production d’énergie sur site atteint 26 %. 47 % des utilisateurs de gaz ou de fioul envisagent de passer à une énergie plus durable.
Transports
La volonté de verdir les flottes de véhicules est partagée par 75 % des entreprises. Le suivi des consommations est presque général (98 %) et près de la moitié des entreprises disposent d’un responsable dédié. 45 % des entreprises ont réalisé un audit de leur flotte et 1/3 ont engagé son électrification ou le recours aux biocarburants.
La mobilisation des collaborateurs est un levier d’action important. 32 % utilisent des challenges pour se rapprocher de l’objectif environnemental.
Agroalimentaire
L’eau est un enjeu central. Alors que l’eau est indispensable aux opérations de nettoyage et à la sécurité sanitaire, sa gestion n’est plébiscitée que par 49 % des entreprises de la filière agroalimentaire. Le baromètre identifie le défi entre sobriété et continuité d’activité. Diagnostics et investissements passent par les subventions pour 76 % des entreprises interrogées.
Commerce
95 % des entreprises suivent leur consommation énergétique et la maîtrise des coûts est bien installée (éclairage, chauffage, climatisation…) sans qu’elle soit programmée dans le long terme. L’économie circulaire est mieux ancrée, 88 % des commerçants gèrent leurs déchets et 86 % les recyclent. La progression de la transition énergétique passera sans doute par la mutualisation des expertises à l’échelle d’un réseau ou d’une franchise.
Dans les services, la connaissance est là mais la feuille de route est encore absente. Avec un score de 47/100, le bâtiment obtient le score le plus bas des 7 secteurs.
Le Crédit Agricole de Franche-Comté va organiser des rendez-vous de la transition énergétique réunissant acteurs locaux et entreprises autour d’ateliers consacrés à cet enjeu majeur. L’un de ceux-ci se déroulera à Poligny (39) le 4 novembre prochain.



























