Région. La CAPEB du Doubs fête ses 80 ans

Les artisans du Doubs s’étaient donné rendez-vous le 16 octobre dans le cadre du Prieuré de Mouthier-Haute-Pierre. 80 ans de combats pour faire reconnaître le talent et le savoir-faire des artisans du bâtiment, entrepreneurs du patrimoine.

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François Guillin, propriétaire du Prieuré de Mouthier-Haute-Pierre, accueilli Philippe Henriot, Président de la CAPEB du Doubs et les artisans du bâtiment pour fêter les 80 ans de la confédération des artisans et entrepreneurs du bâtiment ©YQ

80 ans au service de l’artisanat du bâtiment

La CAPEB, syndicat professionnel, représente les artisans et petites entreprises du bâtiment, des travaux publics et du paysage dans le département du Doubs. Il est présidé par Philippe Henriot, charpentier à Bugny dans le Haut-Doubs.

Son but est de représenter et défendre les intérêts des artisans du bâtiment auprès des instances locales. La CAPEB intervient également au quotidien dans les conseils techniques, juridiques, sociaux des professionnels et assure la formation et la qualification des artisans.

Le Prieuré de Mouthier-Haute-Pierre, un choix symbolique

Le Prieuré de Mouthier-Haute-Pierre a été entièrement restauré, après 7 années de travaux, par François Guillin, chef d’entreprise dans la vallée de la Loue. Celui qui a créé une entreprise multinationale, fleuron de l’excellence française, est avant tout natif de Mouthier et a développé son groupe international à Ornans. En restaurant cet ancien couvent bénédictin datant du IXe siècle, François Guillin a mis un point d’honneur à faire appel à des artisans, tous installés dans la vallée de la Loue.

« L’alternance et l’apprentissage sont la force de demain »

Philippe Henriot considère que l’apprentissage n’est toujours pas reconnu suffisamment au niveau national, autant par les pouvoirs publics, l’Éducation nationale et les familles. « Comme de nombreux collègues de la CAPEB, je suis issu de la voie de l’alternance. Artisan-compagnon, j’ai fait 17 employeurs avant de m’installer. J’ai consacré 10 ans de ma jeunesse à apprendre mon métier de charpentier, en France et à l’étranger, j’ai même travaillé pour le président de la République du Congo ».

« L’alternance et l’apprentissage sont la force de demain » a souligné Philippe Henriot. « Et les métiers du bâtiment proposent plus d’évolutions de carrière que beaucoup d’autres filières ». Le patron de la CAPEB 25 ne rejette pas les études pour autant. « Mon fils voulait être charpentier. Pourquoi lui faire faire des études longues sans lien avec sa passion. Mais il faut aussi être mathématicien pour savoir calculer les tensions du bois, connaître l’essence qui servira à une charpente en Franche-Comté ou en Provence. Les métiers manuels sont aussi des métiers intellectuels ».

« L’État nous retire la moitié des aides à l’apprentissage » ajoute Philippe Henriot. « On n’arrête pas de payer alors que nous assurons l’avenir de notre territoire ».

La Franche-Comté, un riche patrimoine bâti à entretenir

À côté de la nécessaire construction de logements neufs (contrainte par la loi ZAN), le président de la CAPEB du Doubs croit fortement à la rénovation du bâti ancien, autant en ville que dans les zones rurales. C’est pourquoi la CAPEB demande au gouvernement de réduire la pression fiscale sur la rénovation, notamment en faisant passer le taux de TVA sur les rénovations à 5 %. « Dans l’incertitude politique et économique actuelle, nous sommes très inquiets » ajoute le patron de la CAPEB.

300 000 entreprises ne sont pas reprises en France

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