Pontarlier. Cécile Velley, nouvelle directrice du musée : « J’ai envie que les gens (re)tombent amoureux de leur musée »

Arrivée en août dernier, Cécile Velley est la nouvelle directrice du musée de Pontarlier. Elle souhaite « venir dans le prolongement » de choses déjà installées et « insuffler une nouvelle dynamique ».

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Cécile Velley est la nouvelle directrice du musée de Pontarlier ©DR

« Une dynamique culturelle très forte se met en place ». C’est l’un des constats effectués par Cécile Velley, nouvelle directrice du musée de Pontarlier, depuis son arrivée en août dernier. Parisienne d’origine, elle dispose d’une solide expérience dans le monde culturel et patrimonial. Elle a débuté en tant que chargée des expositions, des associations et du suivi administratif de la direction des Affaires culturelles de Maisons-Laffitte (Yvelines). Elle a ensuite rejoint Le Rize à Villeurbanne avant de passer trois ans au Centre des monuments nationaux à Paris, qui gère une centaine de monuments. Elle y a piloté des expositions d’envergure et internationales.

Cécile Velley a ensuite passé le concours d’attachée de conservation du patrimoine. Pour le valider, il était nécessaire de trouver un poste dans une collectivité territoriale correspondant au grade. Pontarlier en faisait partie. « Il y a eu une bonne alchimie entre les collègues et l’élue en charge de la Culture », sourit Cécile Velley. À son arrivée dans la capitale du Haut-Doubs, la nouvelle directrice a découvert un « très beau musée à échelle humaine avec de beaux atouts : le parquet du Grand Salon, les moulures, les vitraux… Il y a une notion de maison ici ce qui donne un côté convivial et chaleureux. J’y ai découvert la qualité de la peinture franc-comtoise et la richesse de la collection, ainsi que l’absintheque je connaissais de nom mais je ne savais pas tout l’impact dans la ville ».

Rendre le musée identifiable

Cécile Velley a également identifié des points sur lesquels travailler, notamment au niveau de la signalétique du musée. « Il est catégorisé Musée de France et en arrivant de la gare, je m’attendais à retrouver le logo sur des panneaux de signalisation. Plein de monde ne trouve pas le musée, on doit le rendre identifiable et ça passe par des décisions politiques ». L’établissement a connu une chute de sa fréquentation. « L’un des premiers enjeux est de diversifier le public et faire revenir le public : les anciens fidèles et ceux qui ne sont jamais venus. Cela passe par le fait d’être identifié ».

La directrice met en avant des tarifs attractifs (5 € plein tarif, 2,50 € tarif réduit, gratuit pour certains publics et pour tous pendant les vacances scolaires de la zone A), mais relève une barrière qui peut empêcher le public de franchir les portes : la légitimité. « On doit faire comprendre que c’est le musée de tout le monde et que chacun se sente légitime de pousser les portes. Ils sont ici chez eux, nous sommes là pour en prendre soin. C’est un travail à mener dès le plus jeune âge ».

« On a une très belle collection qui ne demande qu’à sortir »

Pour cela, elle souhaite développer des animations, que ce soit des ateliers, des concerts ou des conférences, « allant des plus petits aux personnes âgées. On peut proposer plein de choses variées, parfois ciblées sur certains publics ou des choses très festives et populaires. On peut regarder aussi comment aller à la rencontre des gens, comment on peut sortir le musée de ses quatre murs. Plus on crée de portes d’entrée, plus on a de chances de faire venir des personnes ».

Depuis la rentrée scolaire, trois expositions ont vu le jour, un travail mené avant l’arrivée de Cécile Velley. Une quatrième exposition temporaire d’art franco-chinois sera visible en novembre. « Il y a beaucoup de choses super qui étaient déjà dessinées avant que j’arrive. Je souhaite venir dans le prolongement et insuffler une nouvelle dynamique. Il y a des choses à inventer, d’autres à réimaginer et il y en a aussi qui marchent bien. On a une très belle collection qui ne demande qu’à sortir ». Plusieurs projets sont en train de se dessiner pour 2027 avec de nombreux anniversaires à fêter. « Le musée est un endroit fun dans lequel on peut s’amuser et prendre plaisir. C’est un lieu où l’on peut débattre. Il est là pour accueillir toutes les voix. Il y a beaucoup de choses à offrir. Qu’on ait cinq minutes ou 3 h, il y aura quelque chose pour nous. J’ai envie que les gens (re)tombent amoureux de leur musée », sourit la directrice.