Besançon. Quartier des Vaîtes : une nouvelle école et un flou persistant

Promesse de campagne de Ludovic Fagaut, la révision du projet d’aménagement des Vaîtes était particulièrement attendue. Lors du conseil municipal du 15 octobre, la nouvelle majorité a présenté ses premières orientations, avec des bâtiments moins hauts et la construction d’un nouveau groupe scolaire prévue pour 2028. Mais le nombre de logements et l’avenir global de la ZAC restent encore incertains.

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Emplacement de la future nouvelle école dans la ZAC des Vaîtes c PG

À l’occasion de la présentation du compte rendu annuel à la collectivité (CRAC) lors du conseil municipal du 15 octobre dernier, le projet d’aménagement des Vaîtes à Besançon est revenu sur la table, cette fois avec une nouvelle majorité. Véritable cheval de bataille de l’opposition lors du mandat d’Anne Vignot, Ludovic Fagaut n’avait cessé de critiquer le projet, allant jusqu’à promettre son abandon. Aujourd’hui aux commandes, le positionnement du nouveau maire sur le dossier était particulièrement attendu. Alors, quel avenir pour les logements initialement prévus ? Qu’en est-il de la nouvelle école ? Et quelle place sera accordée aux revendications des habitants opposés au projet ? La municipalité a dévoilé les premières orientations de son nouveau programme, sans lever toutes les incertitudes qui entourent encore l’avenir du quartier.

« Les logements R+9 et R+10 ne verront pas le jour »

Dans la présentation du nouveau projet, le maire a défendu une « nouvelle approche », affirmant avoir revu le projet pour mieux prendre en compte les préoccupations des riverains. Pourtant, plusieurs éléments du programme initial, lancé par l’équipe d’Anne Vignot, ont été conservés, jadis farouchement critiqués par l’opposition et notamment son leader, Ludovic Fagaut.

« Les logements R+9 et R+10 ne verront pas le jour avec nous, au même titre que le parking silo. Du logement sera repositionné à la place », a indiqué le maire. La nouvelle équipe municipale a ainsi présenté les premières esquisses de son projet d’aménagement pour le quartier des Vaîtes. Exit les bâtiments pouvant atteindre neuf ou dix étages : les nouvelles constructions ne devraient pas dépasser trois niveaux. Un choix qui réduit la hauteur des bâtiments, mais pose aussi la question du nombre de logements qui pourront finalement être construits. L’abandon du parking silo, initialement prévu, dont l’emplacement pourrait accueillir de nouveaux logements, constitue une première piste envisagée par Ludovic Fagaut. Une autre possibilité, encore en discussion, consisterait à racheter les bâtiments appartenant à la Mutualité française et à la Fondation Pluriel pour en faire des logements.

Flou persistant sur le nombre de logements et le futur de la ZAC

Reste à savoir si ces différentes options permettront de construire suffisamment de logements tout en respectant les contraintes financières et réglementaires d’une zone d’aménagement concerté (ZAC). Une question loin d’être symbolique et qui ne semble pas être tranchée à ce stade. Car si le rapport présentant le nouveau projet évoque « la construction de 600 logements d’ici à 2033 », Ludovic Fagaut n’a pas confirmé cet objectif en conseil municipal, malgré les demandes répétées de l’opposition. Le nombre définitif de nouveaux logements construits demeure donc incertain. Un flou qui interroge sur le devenir de la ZAC des Vaîtes. Anne Vignot a notamment alerté sur les conséquences potentielles d’une réduction trop importante du projet immobilier. Selon l’ancienne maire, une diminution importante du nombre de logements pourrait remettre en cause la ZAC. « Les ZAC ont des obligations réglementaires en termes de nombre de logements. On ne peut pas passer de 1 200 logements à 600 ou 300… Si on modifie cela, on ne peut plus être classé en ZAC et il y aura possiblement de fortes retombées financières. »

Une nouvelle école construite pour la rentrée 2028

Un projet est toutefois acté : un nouveau groupe scolaire verra le jour dans le quartier des Vaîtes, en contrebas de l’arrêt de tram éponyme. Une construction annoncée à plus de 12 millions d’euros, financée en majeure partie (9,5 millions d’euros) par la Ville. Ce nouvel établissement scolaire, dont l’ouverture est prévue pour la rentrée 2028, accueillera une dizaine de classes ainsi qu’un réfectoire. Exit donc, l’école Tristan-Bernard, dont la potentielle rénovation avait un temps été envisagée. « Le site (de l’ancienne école) cumule beaucoup trop de contraintes avec de l’amiante, une amélioration énergétique et une accessibilité compliquées, sur un terrain fermé et en pente avec des contraintes acoustiques importantes, une maternelle disjointe du reste de l’établissement », a expliqué Pascal Orlandi, adjoint aux infrastructures. Aucune précision n’a, pour le moment, été apportée concernant le devenir des bâtiments vétustes de la future ancienne école.