Besançon. Le G I R fait son bilan 2025 et définit une stratégie de lutte contre la délinquance

Le 19 mars dernier, le Comité de pilotage du Groupe Interministériel de Recherches (GIR) s’est réuni sous l’autorité conjointe de la Procureure générale près la Cour d’appel de Besançon et du Préfet du Doubs pour présenter son bilan de l'année 2025.

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photo d'illustration ©YQ

Le comité de pilotage, outre ces partenaires opérationnels, réunissait également les autorités administratives et judiciaires et les partenaires institutionnels des quatre départements du ressort de la Cour d’appel. Le GIR de Besançon est composé de 9 personnels issus de la gendarmerie nationale, de la police nationale, de la direction générale des finances publiques et des douanes. L’objectif était de faire le bilan de l’année 2025 et de définir une stratégie de lutte contre l’économie souterraine et les phénomènes de délinquance, notamment dans la détection et la répression de l’enrichissement frauduleux.

323 millions d’euros saisis au plan national en 2025

Les GIR installés sur le territoire métropolitain ont participé à 1 776 opérations judiciaires et 255 opérations administratives, permettant la saisie de plus de 323 millions d’euros. Au plan administratif, le GIR de Besançon a suivi 32 réunions des Comités départementaux antifraudes (CODAF) portant sur 31 établissements commerciaux. Ils ont permis de judiciariser 3 dossiers CODAF, engager 6 procédures douanières et constater 7 infractions douanières. Au plan judiciaire, le GIR a porté une attention particulière sur l’économie souterraine. Les actions touchent les trafics en tous genres, le travail illégal et les infractions économiques. En 2025, le GIR de Besançon a fait l’objet de 22 nouvelles saisines et 18 procédures ont été rendues dans l’année. La saisie des avoirs criminels a atteint la somme de 3,8 millions d’euros en 2025.

En 2026, le GIR de Besançon poursuit ses actions ciblées

La criminalité organisée, le narco banditisme et son financement ainsi que les fraudes aux prestations sociales et aux finances publiques seront au cœur de ses actions. L’un des objectifs est de mettre en œuvre le maximum d’entraves (judiciaires, administratives, fiscales et douanières) pour déstabiliser concrètement toutes les formes d’économie souterraine.

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Yves Quemeneur