La situation hydrologique reste préoccupante dans le Doubs. Les quelques pluies enregistrées ces dernières semaines n’ont pas permis de reconstituer suffisamment les réserves ni de réhydrater les sols, fortement éprouvés par les épisodes de chaleur successifs de cet été.
La Source d’Arcier fortement fragilisée par la sécheresse
À Besançon, cette situation est particulièrement surveillée. La source d’Arcier, principale ressource utilisée pour alimenter en eau une partie du territoire de Grand Besançon Métropole, connaît depuis plusieurs semaines une baisse importante de son débit. C’est ce qu’a annoncé Laurent Jeunet, vice-président en charge de l’eau et de l’assainissement à Grand Besançon Métropole. Cette situation commence d’ailleurs à être problématique pour le fonctionnement de la station de la Malate. « Des travaux ont été réalisés il y a quelques années en prévision d’un scénario catastrophe que l’on ne pensait pas vivre tout de suite« , confie Laurent Jeunet. « Sauf qu’aujourd’hui, le fonctionnement de la station de pompage de la Malate est menacé par le faible débit en eau« , poursuit l’élu. Depuis début juillet, la collectivité est autorisée, par une dérogation préfectorale, à prélever davantage d’eau dans la source d’Arcier qu’elle n’est normalement autorisée à le faire. Les installations ont été conçues pour fonctionner avec un débit minimum de 300 m³/h. Or, même avec cette dérogation, ce seuil pourrait ne plus être atteint dans les prochaines semaines, ce qui aurait pour conséquence la mise à l’arrêt de la station.
Un pompage dans le Doubs pour « sécuriser l’approvisionnement »
Face à cette situation, les services de GBM ont décidé d’agir rapidement. Un tuyau de pompage est actuellement installé au niveau de la station de la Malate, directement dans le Doubs, afin de pouvoir acheminer de l’eau vers la station si le débit de la source d’Arcier devenait insuffisant. Pour les élus, il n’est toutefois pas question, à ce stade, de parler de pénurie imminente. « Il n’y a pas d’inquiétudes à avoir. Il s’agit avant tout d’une mesure de sécurité, au cas où les choses se dégraderaient« , assure Ludovic Fagaut. Le dispositif de pompage devrait rester définitivement pour sécuriser l’approvisionnement en eau. Le coût de cette opération est estimé à environ 150 000 euros.
L’installation de ce nouveau dispositif doit donc permettre d’anticiper une éventuelle aggravation de la situation. Car avec des prévisions météorologiques qui ne laissent pas entrevoir de précipitations importantes dans les prochaines semaines, la recharge des sols et des réserves d’eau pourrait rester limitée.




























