Depuis 2013, le festival No Logo dont la marque de fabrique est son indépendance financière, avait lieu au coeur du Jura, aux Forges de Fraisans. Après une délocalisation avortée à Ornans, il y a quelques mois, beaucoup pensaient que le No Logo disparaitrait, faute de lieu. Mais c’est sans compter sur la motivation et la persévérance des organisateurs qui n’ont pas ménagé leur peine pour trouver un lieu capable d’accueillir deux scènes et plusieurs milliers de festivaliers pour un week-end de fête et de musique, les 7, 8 et 9 août 2026.
« Les 12 ponts », un site bucolique porteur des valeurs du festival
« Nous voici sur le site du No Logo 2026…ça faisait tellement longtemps que j’avais envie de le dire» a lancé, non sans émotion le directeur du festival Florent Sanseigne. Après plusieurs mois de recherches et de nombreux sites visités, les équipes du No Logo ont finalement trouvé le lieu parfait pour accueillir le festival : « Il s’agit d’un lieu paradisiaque qui donne envie de partager les valeurs du No Logo ». Situé entre le département du Doubs et de la Haute Saône, traversé par l’Ognon avec des champs à perte de vue, de nombreux ponts et un domaine bucolique : c’est dans ce décor que se déroulera les 11 prochaines éditions du festival du No Logo. Deux scènes installées dans un champs et 5000 festivaliers attendus pendant trois soirs : c’est le programme prévu par l’organisation. Une jauge réduite, pour se donner du temps et un retour technique préalable pour augmenter la capacité dès l’édition 2027.
David Béguey, propriétaire du Domaine des 12 Ponts ne cachait pas son excitation à l’idée de recevoir ce festival emblématique : « J’avoue que je ne suis pas trop festival. Ici, on a l’habitude de recevoir des évènements plus classiques comme des anniversaires ou des mariages » confie-t-il. « Ce que l’on cherche ce sont des partenariats locaux, des choses simples, vraies. C’est ce que représente ce festival », avant d’ajouter amusé : « Pendant ces trois jours, nous serons la plus grande ville de Haute Saône ».
La Haute-Saône, nouvel écrin du festival
Cette édition marque aussi un tournant. La première fois que le festival change de secteur et s’installe en Haute Saône. Un choix justifié et salué par Florent Sanseigne : « Dès le départ, le Département de la Haute-Saône nous a montré plus d’intérêt en deux mois que le Jura en douze ans… » déplore-t-il avec amertume. Un accord de onze ans a d’ailleurs été signé entre le directeur du festival et le Département de la Haute-Saône pour pérenniser l’avenir de l’évènement. Les acteurs locaux et élus étaient également particulièrement heureux. A commencer par le maire de Pont-sur-l’Ognon, Frédéric Adam : « Pour les commerces du village, c’est une opportunité incroyable d’accueillir 5000 personnes pendant trois jours ». Un représentant du Département de la Haute-Saône était d’ailleurs présent pour l’occasion est a salué cette initiative : « Nous souhaitons montrer que la ruralité n’est pas une tare mais une chance ». Des partenariats entre le festival et les écoles vont d’ailleurs voir le jour dans les prochaines années : « Il y a des valeurs communes entre ce festival et le Département. Pour la jeunesse, pour l’éducation, pour l’autonomie. Un travail sera fait entre les écoles et le festival pour faire découvrir la culture musicale » a-t-il annoncé.
Une programmation 100% surprise
Pour marquer son retour et impliquer les festivaliers dans l’avenir de l’événement, l’organisation a mis en place une formule de billetterie inédite : des billets à tarifs préférentiels valables pour les éditions 2026 et 2027. Une manière de fidéliser le public sur le long terme. Autre choix audacieux : la programmation ne sera pas dévoilée à l’avance. Les festivaliers découvriront les artistes le jour même des concerts. Un parti pris assumé, qui vise à privilégier les habitués venus avant tout pour l’ambiance, plutôt que pour les noms à l’affiche.
Le Festival affiche déjà complet
Pris d’assaut en quelques heures dès l’ouverture de la billetterie, le festival affiche déjà complet pour l’édition 2026. Il faudra donc attendre les prochaines éditions, et une jauge plus importante, pour pouvoir assister aux concerts de reggae sur les terres haut-saônoises.





























