Alors que la période hivernale approche, les obligations liées à la Loi Montagne s’appliqueront à partir du 1er novembre 2026 et jusqu’au 31 mars 2027. Entrée en vigueur depuis 2021, la réglementation impose des équipements hivernaux dans certaines communes. Dans le Doubs, de nombreux villages situés dans le Haut-Doubs, sur le plateau, mais également en bord de la frontière suisse sont concernées. Mais êtes-vous vraiment au clair en matière de réglementation des équipements imposés à votre véhicule par la Loi Montagne ?
Selon une enquête IFOP menée pour Muser Antiglisse, sortie en octobre 2026, 83 % des conducteurs pensent connaître la réglementation, mais seulement 20 % seraient réellement bien informés. Un chiffre qui traduit une méconnaissance du sujet par de nombreux automobilistes. « Il reste un véritable travail de pédagogie à mener auprès des automobilistes », a réagi Alexandre Baisse, cofondateur de Muser Antiglisse. Selon l’enquête, lorsqu’on interroge les automobilistes sur les équipements imposés par la Loi Montagne, les chaînes à neige métalliques et les pneus hiverviennent en premier à l’esprit. Pourtant, d’autres dispositifs sont également autorisés par la loi, à commencer par les chaussettes à neige, encore méconnues de nombreux conducteurs.
Deux options pour les automobilistes
Pour clarifier la situation, voici tout ce qu’il faut savoir. Pour les voitures, deux possibilités s’offrent aux automobilistes afin de respecter la réglementation. La première consiste à équiper son véhicule de quatre pneus hiver ou toutes saisons portant le marquage 3PMSF, reconnaissable à son pictogramme représentant une montagne à trois pics avec un flocon de neige. La deuxième option consiste à conserver à bord du véhicule des dispositifs antidérapants amovibles permettant d’équiper au moins deux roues motrices. Il peut s’agir de chaînes métalliques, de chaînes textiles ou de chaussettes à neige.
La préfecture du Doubs a d’ailleurs annoncé poursuivre sa politique mettant en avant la pédagogie dans l’application de la réglementation.
Même si les équipements adaptés aux conditions hivernales restent obligatoires, ils ne pourront pas se substituer à une conduite prudente et adaptée, surtout lorsque les conditions météorologiques se dégradent.


























