Une pollution aux hydrocarbures a été constatée le 19 mai dans le ruisseau de la Tanche, au niveau de la zone commerciale de Morteau. Si la situation semble aujourd’hui s’être améliorée, l’origine de cette pollution n’est toujours pas identifiée.
Une pollution signalée le 19 mai
L’alerte a été donnée le mardi 19 mai. L’Office français de la biodiversité (OFB) a alors été sollicité. Des barrages antipollution ont été installés afin de limiter la propagation des hydrocarbures vers le Doubs. Pompiers, services municipaux et organismes compétents sont intervenus pour tenter d’identifier l’origine de la pollution. Pour l’heure, celle-ci demeure inconnue. « Je pense que c’est un accident plus qu’un geste volontaire », estime Philippe Grosso, président de l’Association agréée pour la pêche et la protection des milieux aquatiques (AAPPMA) et de la Fédération de pêche du Doubs.
Une enquête est en cours
« Il y a urgence à trouver la provenance de cette pollution », souligne le président de l’AAPPMA. « Nous continuons d’investiguer sur les origines de cette pollution », affirme le maire de Morteau et président de la communauté de communes du Val de Morteau, Cédric Bôle. L’élu rappelle que plusieurs services compétents, notamment les services chargés de la police de l’environnement, dont l’Office français de la biodiversité, sont mobilisés sur le terrain. Il estime toutefois que la situation s’est améliorée depuis les premiers constats. « Il y a eu une première pollution. Depuis, il y a eu des rémanences et, avec les orages du week-end, il n’y a plus de pollution », indique-t-il, rappelant que le dossier fait toujours l’objet d’une enquête.
Un ruisseau fragilisé depuis 2020
« Tout ce qui est invertébré ne résiste pas à ce genre de pollution et c’est un gros risque aussi pour les poissons. Il y a encore cinq ans nous avions des truites, aujourd’hui c’est rarissime d’en croiser. » Selon Philippe Grosso, cette situation est aussi la conséquence de plusieurs épisodes de pollution chimique survenus depuis 2020. Trois d’entre eux étaient liés à l’ancienne usine Plastivaloire, condamnée en 2023 à une amende de 80 000 euros.





























