« L’esprit est comme un parachute, il ne fonctionne qu’une fois ouvert », cette citation de Frank Zappa est considérée comme une sorte de mantra pour Judith Husson. La nouvelle sous-préfète de Pontarlier a officiellement pris ses fonctions le lundi 17 août et son ambition est claire : travailler en étroite collaboration avec les élus, les habitants du secteur, et les services internes. Le tout, « sans chichis ». « Des fois dans le milieu préfectoral, c’est un peu coincé. On a peur de heurter le préfet ou de lui dire “attention peut-être que vous vous trompez”. Je suis très attachée, avec les équipes, à ce qu’ils me disent les choses et que quand ils soulèvent des problèmes, ils me proposent des solutions aussi. Ça vaut en interne mais aussi en externe, écouter tout le monde sans a priori ».
Retourner sur le terrain
Originaire des Cévennes, Judith Husson, mère de quatre enfants, a commencé sa carrière comme chargée d’enseignements à l’université de Montpellier avant d’entamer une longue expérience dans le domaine de la santé publique. En 2010, elle devient cheffe du pôle inclusion sociale de la direction départementale de la cohésion sociale de l’Hérault, avant d’être directrice départementale adjointe de la cohésion sociale du Vaucluse. En 2021, elle est nommée sous-préfète de Thiers dans le Puy-de-Dôme puis en 2024, elle prend le poste de secrétaire générale adjointe de la préfecture du Rhône, jusqu’à être nommée dernièrement sous-préfète de Pontarlier. « Cela correspondait à mes vœux. Je souhaitais retourner dans un arrondissement, sur le terrain, aux côtés des élus, et dans une zone de montagnes ».
L’eau, la frontière, l’agriculture et la transition climatique : des points déjà identifiés
Ses premiers pas dans cette nouvelle mission sont essentiellement tournés vers la rencontre des habitants, des élus, des forces de sécurité, des agents de la douane, sapeurs-pompiers, police. Une phase de découverte afin de lancer les dialogues et comprendre les enjeux auxquels elle devra répondre. Une phase qu’elle espère « la plus courte possible ». Pour autant, Judith Husson a déjà identifié plusieurs points importants du secteur : l’eau qui « est une vraie problématique ici », l’agriculture, la transition climatique en « restant dans le positif et en faisant prendre conscience des atouts du territoire », la question transfrontalière avec l’attractivité, les difficultés de recrutement, le logement ainsi « qu’une vigilance sur le volet social à Pontarlier à avoir ».
« Mes priorités seront celles du gouvernement et celles du territoire qu’on me remontera. J’ai davantage de compétences dans le domaine social, mais le rôle d’un sous-préfet est de s’intéresser à tous les sujets car dès qu’il y a des difficultés, on sait où trouver la sous-préfecture ». Une première porte d’entrée que Judith Husson entend endosser la responsabilité. « À moi de montrer ma légitimité ». Comme elle le rappelait dans son discours de prise de fonction, son rôle sera aussi de réunir autour de la table des personnes qui ne se parlent pas spontanément. « On est un lieu de rencontres et de coordination. On a un rôle à jouer aussi dans les cérémonies, la citoyenneté auxquelles j’attache une importance, pour faire passer des messages aux plus jeunes ».

























