« Il n’y a pas de développement économique sans employeurs ni employés. Ce n’est pas le travail qui manque ici, un comble dans un pays où le taux de chômage est de 8%. Pour les jeunes, il ne s’agit plus seulement d’offrir un emploi, il faut offrir un cadre de vie. C’est la discussion que je vous propose ce matin », a annoncé Jean-Louis Gagelin, vice-président au Développement économique du Grand Pontarlier, lors des rencontres économiques de la communauté de communes. L’événement a été organisé le jeudi 15 octobre en présence de plusieurs entreprises du Grand Pontarlier, s’articulant autour d’une présentation consacrée à l’emploi et au logement, notamment avec l’intervention de France Travail et Action Logement.
Le territoire du Grand Pontarlier compte 28 822 habitants, dont 13 734 ménages. Sur les 15 200 logements, 90% sont des résidences principales. 6,6% des logements sont vacants dont 2,61% de vacance dite “structurelle” (supérieure à 2 ans). « On a un territoire attractif mais qui rencontre des difficultés en termes de logements, de mobilités », détaille Arnaud Pourny, directeur de l’Économie au sein de la CCGP. Le taux de chômage dans le Haut-Doubs s’élève à 6,1% (données d’août 2026), quand celui du Doubs est à 8,1% et celui national à 8,3%. « Il y a encore un an et demi / deux ans, on était à moins de 5%. On ne connaît pas la même dynamique qu’avant », nuance Laurence Perrier, directrice de l’agence France Travail de Pontarlier.
Des dispositifs France Travail pour accompagner les entreprises dans le recrutement
L’agence a profité des rencontres économiques pour détailler les différents services à disposition des entreprises pour les aider dans leur recrutement, notamment l’immersion professionnelle et la préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI). La première permet « d’accueillir pendant quelques jours un candidate, de lui montrer les fonctions du poste. Cela permet de sécuriser le recrutement. À l’issue de l’immersion, soit c’est oui et le contrat est signé, soit c’est non et on arrête, soit il y a un besoin de formation », explique Maxime Girard, conseiller France Travail Pro, dédié aux entreprises.
Pour la POEI, il s’agit d’un dispositif de formation préalable à l’embauche d’une durée de 450 heures maximum, voire 600 heures pour certains publics. « En moyenne, la formation dure entre 200 et 300 heures. Le plan de formation, c’est vous [entreprises] qui nous le donnez. On rémunère l’entreprise pendant cette période. Après la formation, il y a un accord tacite d’un contrat (CDD, professionnalisation, apprentissage) d’au moins six mois ou d’un CDI. Ça peut aussi être un contrat saisonnier d’au moins 4 mois », précise Maxime Girard. « Pour ce dispositif, il faut vraiment nous contacter en amont du recrutement. Si un contrat est déjà signé, ce ne sera pas possible », insiste Laurence Perrier.
Des aides au logement proposées par Action Logement
L’agence Action Logement était également présente lors de ces rencontres économiques notamment pour faire connaître les différents services utilisables pour les entreprises de plus de 10 salariés : logements sociaux réservés aux salariés, logements abordables et temporaires pour des personnes non éligibles aux logements sociaux, garantie visale, l’avance LOCA-PASS® pour accompagner les locataires dans le versement du dépôt de garantie, ou encore l’aide MOBILI-JEUNE® visant à réduire le loyer des alternants. « On peut accompagner aussi les salariés en difficulté financière ou accompagner pour un projet d’achat immobilier », précise Séverine Cuenot, chargée de Relations Entreprises à Action Logement.
« Le recrutement ne peut plus se faire en proposant un poste avec tel salaire. Il faut l’accompagner d’un environnement et d’une qualité de vie », estime Jean-Louis Gagelin. Ces rencontres économiques ont ainsi été l’occasion de présenter le guide du nouveau salarié, un document qui répertorie les atouts du territoire, ses services ou encore les animations et choses à faire sur le secteur.




























