Besançon. Les affaires toujours en augmentation au Conseil de Prud’hommes

En mai 2026, 34 dossiers supplémentaires ont été enregistrés par rapport à l'année dernière au conseil de Prud'hommes de Besançon. Une augmentation des litiges qui concerne principalement la partie salaire, informe Françoise Jeanneret, vice-présidente du conseil.

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Françoise Jeanneret est vice-présidente du conseil de Prud'hommes de Besançon.

Déjà en augmentation de 12 % l’année dernière (324 en 2025, contre 290 en 2024), le nombre d’affaires traitées au conseil de Prud’hommes de Besançon ne cesse de croître. « On a toujours l’impression que les prud’hommes, il va y en avoir de moins en moins mais ça ne cesse d’augmenter. On a 34 dossiers supplémentaires, entre mai 2025 et mai 2026 », indique Françoise Jeanneret, vice-présidente du conseil. Celle qui vient d’entamer son troisième mandat en janvier dernier observe une hausse toute sections confondues : commerce, agriculture, services, activités diverses et encadrement. Françoise Jeanneret est conseillère prud’homale dans cette dernière section. Elle témoigne d’un engagement chronophage mais nécessaire : « J’ai appris sur le tas, en regardant les anciens. On doit se former au droit, car chaque conclusion de délibéré doit toujours être liée au droit ».

Un lien renforcé avec le tribunal judiciaire

Pour renforcer leur formation, les conseillers prud’homaux sont de plus en plus en lien avec le tribunal judiciaire de Besançon : « On a davantage de réunions et d’informations, par le biais des greffières. C’est très important pour nous », explique la directrice de France Clôture Environnement, également présidente du MEDEF du Jura. Le Conseil de Prud’hommes de Besançon, présidé en alternance d’une année à l’autre entre un employeur et un employé, est, cette année, présidé par Laurent Ferré, employé de banque originaire de Beure. Dans chaque conseil de jugement, l’équité est également de mise, avec deux employeurs et deux employés. Pour Françoise Jeanneret, cette augmentation des affaires traduit surtout « des erreurs faites de part et d’autre concernant la partie sociale-salaire ». « Ce sont les litiges principaux : des heures supplémentaires ou des salaires non payés. Ou alors il y a des contrats mal faits. C’est ces sujets avant tout, que ce soit dans n’importe quelle section », conclut la vice-présidente.