En ces heures troublées où l’ignorance et la haine produisent des actes inacceptables, beaucoup d’entre nous auraient envie de baisser les bras ! De jeter l’éponge et de perdre foi en l’humanité. Bien sûr, la presse de la fin du XIXe siècle relayait déjà des actualités négatives : guerres, crimes, délits… Mais quelquefois, en se plongeant dans la lecture de journaux anciens (et d’aujourd’hui), apparaissent aussi des actes de civisme et d’honnêteté. Heureusement, les gens honnêtes laissent également des traces dans l’histoire. Entre le 26 octobre et le 1er novembre 1896, plusieurs numéros du Petit Comtois en rapportèrent sous le titre « Chronique du bien« .
D’après Le Petit Comtois du 28 octobre 1896, un jeune homme a trouvé un porte-monnaie avec de l’argent (n°4786, p. 2). Qu’a-t-il fait ? Il l’a remis à des policiers pour que son propriétaire puisse le retrouver. Le 30 octobre 1896, un homme, « M. Hermant Girardot, commis principal à la sous-direction des contributions indirectes de Baume-les-Dames, a trouvé sous les Arcades, place de la Loi, deux billets de banque de 100 fr. Immédiatement, il s’est mis à la recherche du propriétaire, qui ne tarda pas à se faire connaître. » (Le Petit Comtois, 31 octobre 1896, n°4789, p. 3).
Des bijoux étaient aussi signalés : « Une bague en argent a été trouvée sur la voie publique. La réclamer Grande-Rue n°14, au magasin de la Vieille-Intendance« , soulignait un rédacteur anonyme dans l’édition du Petit Comtois du 30 octobre 1896 (n°4788, p. 3).
Divers objets perdus étaient ainsi rapportés dans la presse : « On a trouvé un petit sac dit ridicule » (Le Petit Comtois, 28 octobre 1896, n°4786, p. 3), « On a trouvé un carnet de poche » (Le Petit Comtois, 30 octobre 1896, n°4788, p. 3) ou encore « M. Lassibille, entrepreneur de peinture, demeurant square Saint-Amour n°4, a trouvé une couverture de cheval. La réclamer à l’adresse ci-dessus. » (Idem).
Que cela nous dit-il sur cette époque… et sur la nôtre ? Qui signalerait aujourd’hui la perte d’un « caoutchouc de chaussure » (Le Petit Comtois, 1er novembre 1896, n°4790, p. 2) ? Voilà qui donnera matière à réflexion pour la semaine à venir !































