Ce vendredi 9 octobre, le président de Grand Besançon Métropole (GBM), Ludovic Fagaut, accompagné de Patrick Ayache (vice-président en charge du tourisme), Christine Werthe (adjointe municipale en charge de la Citadelle) et Patrice Hennequin (président de l’office de tourisme), a présenté le bilan touristique de l’été 2026. Une saison plus que contrastée, marquée par les fortes chaleurs, qui ont pénalisé plusieurs sites culturels et touristiques, tandis que les piscines, les campings et certains événements ont enregistré de bons résultats.
Les musées et sites touristiques particulièrement impactés par la canicule
« Nous sommes météo-dépendants ». Ce constat unanimement partagé et dressé par Ludovic Fagaut, résume les difficultés rencontrées cet été par une partie du secteur.
Les fortes chaleurs ont lourdement pesé sur la fréquentation de plusieurs sites touristiques et musées de Besançon, dont la Citadelle. Malgré son statut de site le plus fréquenté du territoire, avec 69 618 visiteurs, sa fréquentation a diminué de 10 % par rapport à 2025. Aux conditions caniculaires se sont ajoutées les annulations de certains événements nocturnes en raison des orages. Résultat : la fréquentation de plusieurs sites culturels et patrimoniaux est en baisse. Le musée des Maisons comtoises et le Fonds régional d’art contemporain (FRAC) font toutefois exception, avec des hausses respectives de 13,5 % et de 10 %. Face à ces difficultés, qui pourraient s’accentuer lors des prochains étés selon les prévisions, GBM envisage plusieurs adaptations. Parmi les pistes étudiées figurent l’évolution des horaires d’ouverture et l’aménagement de zones d’ombre sur certains sites.
Les piscines et les campings battent des records
Si certains sites ont souffert des conditions météorologiques, les piscines du Grand Besançon ont connu un été record. « Les piscines ont été véritablement prises d’assaut durant tout l’été. C’est une saison record avec plus de 95 000 entrées, soit 15 000 de plus qu’en 2025 », s’est félicité Ludovic Fagaut. Le président de GBM a également souligné la réouverture de la piscine Mallarmé, malgré les difficultés de recrutement des maîtres-nageurs sauveteurs. « Nous avons une véritable problématique concernant le recrutement des maîtres-nageurs sauveteurs. Les conditions d’accession au concours semblent beaucoup trop exigeantes et trop peu de personnes peuvent l’obtenir », a-t-il expliqué.
Les campings du territoire affichent eux aussi un bilan positif. Récemment rénové, le camping de Chalezeule se distingue particulièrement, avec une fréquentation en hausse de 79 % par rapport à 2025. Le camping d’Osselle-Routelle enregistre également une progression de 12,5 %. Une progression telle pour les campings que la construction d’un nouveau projet de « camping haut de gamme » serait à l’étude du côté de GBM pour s’implanter dans un des villages de la Métropole…Le développement du cyclotourisme n’est pas étranger à cette dynamique. Pour autant, Ludovic Fagaut souhaite aller plus loin : « Nous souhaitons passer d’un tourisme de flux à un tourisme d’expérience. Le but est que les gens viennent à Besançon non pas pour une étape, mais qu’ils y restent. »
Autre motif de satisfaction : l’événementiel, qui « s’affiche comme un véritable levier pour fédérer bien au-delà de Besançon », selon le président de GBM. Plusieurs rendez-vous musicaux ont rassemblé un public nombreux tout au long de l’été. Les Mardis des Rives ont ainsi attiré plus de 13 000 personnes, tandis que le festival Ébullition a réuni près de 8 000 spectateurs. Les animations proposées dans le cadre de Vital’été ont également rencontré leur public, avec 42 000 visiteurs sur l’ensemble de la période estivale.
Le tourisme fluvial et la restauration à la peine
À l’inverse, le tourisme fluvial, habituellement fort pourvoyeur de touristes dans la capitale bisontine, a connu un net recul. Plusieurs canaux ont été fermés à la navigation en raison du manque d’eau lié à la sécheresse estivale. Le secteur a ainsi enregistré une baisse de fréquentation de plus de 50 %, soit près de 1 400 touristes en moins. La restauration figure également parmi les secteurs en difficulté. Les professionnels bisontins ont constaté une fréquentation particulièrement faible durant l’été. Les fortes chaleurs semblent avoir contribué à cette baisse.
Une clientèle étrangère de plus en plus présente
Autre indicateur suivi de près par les professionnels du tourisme : la fréquentation de l’office de tourisme de Besançon. Celui-ci a accueilli 18 000 visiteurs durant la période estivale, soit une baisse de 11 % par rapport à l’année précédente selon son président Patrice Hennequin. Un recul particulièrement marqué au mois de juillet. Mais ce qui est noté par l’ensemble des acteurs touristiques, c’est la part de la clientèle étrangère qui progresse. Elle représente 39 % des visiteurs en 2026, contre 27 % en 2025. Les Allemands, les Néerlandais et les Belges restent les nationalités les plus représentées. « Nous remarquons de plus en plus de gens des pays du Sud venir visiter la ville », a également relevé le président de Office de tourisme. Une clientèle que Ludovic Fagaut souhaite attirer davantage : « Nous devons devenir de véritable VRP de notre territoire pour faire rayonner la richesse de notre territoire au delà des frontières », a conclu le président de GBM.
Patrice Hennequin, président de l’Office de tourisme a profité de la conférence de presse pour annoncer l’attribution au territoire bisontin de deux reconnaissances touristiques prestigieuses. Le label « Destination d’excellence » décroché par le nouvel Office de tourisme de Besançon qui vient récompenser « la qualité et l’écoresponsabilité des propositions« . Autre distinction, le Guide Michelin 2026 attribue deux étoiles à la ville de Besançon, synonyme de destination « qui vaut le détour« . Un beau coup de projecteur touristique pour le territoire bisontin.





























