Haut-Doubs. Le denier de l’église, ressource essentielle pour les paroisses

Depuis la loi de 1905 dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’Église catholique assure ses missions grâce à la générosité des fidèles. Ses principales ressources proviennent du Denier de l’Église.

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Le don moyen dans le diocèse est de 150€.

Cette contribution financière est destinée à assurer la vie matérielle des prêtres mais aussi (les diacres ont une petite indemnité mais ce n’est pas significatif par rapport aux prêtres et aux salariés) des salariés. « Le denier n’est pas un don comme un autre. Il a un sens particulier. C’est un signe de communion avec tous ceux qui forment l’Église, un signe d’appartenance », souligne Philippe Tixier, économe du Diocèse de Besançon qui précise que ni l’Etat ni le Vatican n’apportent leur obole en la matière. « Seuls les dons lors des offices et l’argent versé pour les intentions de messes viennent compléter cette somme ».

Un peu plus de 1000€ mensuels pour les prêtres

Chaque début d’année, les donateurs habituels sont donc relancés pour renouveler leur geste mais il faut aussi élargir ce potentiel. « Avant Pâques au moment du Carême ; nous lançons notre grande opération de communication avec des documents remis à chaque paroisse qui peuvent les distribuer à la population locale ». Campagne annuelle qui cette année met à l’honneur le prêtre dominicain Jean-Joseph Lataste dont l’une des paroles bien connue est « Dieu ne regarde pas ce que nous avons été, il n’est touché que de ce que nous sommes ». C’est justement le présent et l’avenir que finance le Denier de l’Eglise avec surtout la prise en charge d’un peu plus de 1000€ de traitement mensuel des prêtres qui leur permettent d’assurer le quotidien.

Les dons en baisse

« L’an dernier, les dons de 17 000 fidèles ont permis de collecter 2 556 000 € ce qui représente un don moyen de 150 € », précise l’économe. « Cela représente une baisse de 6% par rapport à 2020. Le problème n’est pas le montant moyen des dons qui reste stable mais le nombre de donneurs… ». Les fidèles de l’Eglise comme du Denier sont en effet principalement des personnes âgées. Les nouvelles générations sont donc à convaincre. « Nous essayons de mettre en place une communication adaptée notamment en utilisant les outils digitaux, réseaux sociaux et internet. Nous innovons aussi en nous tournant vers le micro-don ». Les paniers connectés pour les quêtes sont un autre moyen de toucher tous les publics. « Il faut aussi rappeler que les dons sont possibles toute l’année, pas seulement au printemps. Et que tous les dons sont déductibles des impôts, exceptionnellement à hauteur de 75% cette année au lieu de 66% d’habitude ».