
Après plusieurs années difficiles à la suite de la crise sanitaire du Covid, le CHU de Besançon semble avoir retrouvé une dynamique plus favorable. C’est en tout cas ce qu’ont annoncé le directeur général Thierry Gamond-Rius et le Professeur Samuel Limat, lors de leur conférence de presse de rentrée. Avec un déficit ramené de près de 25 millions d’euros en 2023 à environ 8 millions aujourd’hui, une activité en hausse et plus de 40 millions d’euros d’investissements annuels, l’établissement veut désormais regarder vers l’avenir.
Un « redressement financier » qui porte ses fruits
Après plusieurs années difficiles, le CHU semble progressivement retrouver son rythme de croisière. Pourtant, l’établissement de santé revient de loin. En 2023, dans un contexte encore fortement marqué par les conséquences de la crise sanitaire, le CHU affichait un déficit proche de 25 millions d’euros. Une situation qui faisait peser une menace sur la capacité d’investissement de l’établissement et, à terme, sur son offre de soins. Il a donc fallu revoir la stratégie, réorganiser le fonctionnement et engager un important travail de redressement. Quatre ans plus tard, les premiers résultats sont là : le déficit a été ramené à environ 8 millions d’euros. Une situation dont le directeur s’est félicité, alors que l’activité de l’établissement retrouve désormais une offre de soins chirurgicaux comparables, voire supérieurs, à ceux proposés avant la crise sanitaire.
Plus de 40 millions d’euros investis chaque année
Malgré les difficultés financières rencontrées ces dernières années, les investissements du CHU n’ont pas été sacrifiés. L’établissement continue ainsi d’investir plus de 40 millions d’euros chaque année, afin de moderniser ses infrastructures et de développer son offre de soins. Courant 2027, plusieurs gros projets d’investissements seront ainsi concrétisés comme l’ouverture du nouveau service de psychiatrie (conséquence de la fermeture définitive du site de Saint-Jacques à Besançon) ou encore l’ouverture d’un nouveau service de chirurgie ambulatoire avec plus de 40 places.
Une activité en hausse de 5 %
Outre la situation financière qui s’améliore, le CHU enregistre une hausse importante de son activité. « Nous enregistrons environ 5 % d’augmentation de l’activité cette année. Il s’agit d’une augmentation systémique due à l’augmentation des maladies chroniques et au vieillissement de la population « , a expliqué le professeur Samuel Limat. Une hausse qui s’explique également par la diversité et la richesse de l’offre proposée par le CHU. « Avec la concurrence de plus en plus rude des divers établissements privés, nous avons dû nous adapter et proposer une offre diversifée. »
« Le CHU ne ferme pas de lits, mais il en ouvre »
Contrairement aux inquiétudes régulièrement exprimées autour de la réduction des capacités hospitalières, le directeur du CHU assure vouloir poursuivre le développement de l’offre de soins, surtout en ce qui concerne les services en ambulatoire. « Le CHU ne ferme pas de lits, mais il en ouvre »« , a ainsi tenu à préciser Thierry Gamond-Rius. Exemple concret ? Celui du nouveau service de médecine polyvalente dédié à la prise en charge des patients âgés et ouvert en 2026. Douze lits ont déjà été ajoutés en début d’année et douze supplémentaires doivent venir compléter l’offre en novembre.
Mais au delà du nombre de lits proposés par l’établissement, c’est aussi le nombre d’opérations réalisées au CHU qui fait sens. Chaque jour, entre 110 et 120 opérations sont effectuées au CHU. Un chiffre qui n’a cessé d’augmenter grâce à l’ouverture de plusieurs blocs opératoires supplémentaires en 2026. Résultat, l’établissement est capable de réaliser 50 opérations de plus par semaine. « Le temps d’attente des patients est automatiquement réduit et l’offre chirurgicale est complète » a expliqué le professeur Limat.



























