Haut-Doubs. Au chevet de la rivière dans le Val de Morteau

De plus en plus tôt dans la saison, le Doubs abandonne son lit laissant apparaître le peu de considération de certains pour la nature. Heureusement, d’autres veillent et agissent.

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Triste spectacle... mais autant en profiter pour nettoyer ce qui doit l'être.

La disparition de l’eau du lit de la rivière et le mutisme du Saut du Doubs n’étonnent plus personne. Depuis quelques années c’est devenu une habitude, mauvais certes mais attendue bien qu’elle intervienne ce plus en plus tôt dans la saison et plus seulement en juillet et août. La faute à un sol karstique où disparaissent les eaux mais aussi bien entendu au réchauffement climatique qui fait grimper les températures à des niveaux jamais vus et abaisse considérablement la pluviométrie.

Parmi les conséquences inévitables de cet assèchement, la situation de la population piscicole a cette année mobilisé les pêcheurs suisses et français. Ceux-ci sont intervenus pour procéder à une pêche électrique pour extirper et relâcher en amont près de 4000 poissons prisonniers d’une retenue d’eau en marge de la rivière. 534 perches, 3 sandres, 12 brochets, 3000 brêmes, gardons, goujons, ablettes, chevesnes… tous voués à une mort certaine si cette intervention humaine n’avait pas eu lieu.

Cette opération a aussi permis aux participants, parmi lesquels des élèves de la MFR des Fins de procéder à un nettoyage du lit du Doubs. Une belle initiative malheureusement nécessaire quand on sait qu’une tonne de déchets ont été retirés. De leur côté du côté du Lac de Chaillexon, les membres du club de canoé-kayak de Villers-le-Lac en ont fait de même avec une collecte là aussi bien trop importante. La preuve que si des hommes et femmes ont bien compris qu’une lutte capitale était engagée pour la préservation de l’environnement, tous ne l’ont pas encore compris.